• 💩✨Panique et Paillettes : L’Ode à la Guenille héroïque

    Ce matin, j’aurais voulu que la Terre s’arrête de tourner. Juste cinq petites secondes pour me permettre de comprendre ce qui venait de se passer. Mais non, l’univers avait visiblement décidé que ma santé mentale serait son sacrifice du jour.

    Scène d’ouverture : un enfant avec un regard inquiet. Je me dis : tiens, il a l’air gêné. Spoiler : il n’était pas gêné. Il était beurré. De la nuque jusqu’aux chevilles. Un caca tellement ambitieux qu’il aurait pu avoir son propre code postal. Le genre de truc qui te fait remettre en question ton choix de carrière, ton karma, et ta capacité à respirer sans pleurer.

    Pendant que j’essaie de ne pas hurler en regardant la scène de crime, un deuxième lutin décide que c’est le moment idéal pour se soulager, là, debout, comme s’il participait à une performance artistique sur le thème de « la liberté et l’urine ». Et pendant que j’épongerais volontiers ma dignité, un troisième exhibe fièrement sa pull-up mal attachée, qui pendouille comme un drapeau blanc de capitulation.

    Je suis officiellement en guerre contre les fluides corporels.

    Et me voilà, éducatrice aguerrie, gestionnaire de crise improvisée, les yeux injectés d’adrénaline et le cœur battant comme si j’étais dans un film catastrophe intitulé Presco 4 ans : le soulèvement des culottes sales.

    À ma gauche, ma nouvelle recrue — un homme habitué à des 9-10 ans, qui n’a jamais vu autant de matière organique de sa vie. Son regard ? Celui d’un chevreuil paralysé par les phares d’un pick-up. Il ne bouge plus. Il observe. Il… regrette ses choix de carrière.

    À ma droite, ma technicienne, morte de rire. Le genre de rire qui ne t’aide pas du tout, mais qui te rappelle que oui, tout ça est bien réel. Elle a juste le temps de me dire :

    « J’peux pas croire que t’as vécu ça en cinq minutes. »

    Cinq minutes. Cinq. Petites. Minutes.

    Entre le calme olympien d’avant et la tempête de merde (au sens propre) d’après.

    Moi, je cours, je lave, je panique intérieurement, je fais semblant de garder mon sang-froid. J’ai un gant à la main, une pile de guenilles qui crie à l’aide, et la noble mission de sauver des vêtements condamnés à la poubelle.

    Et à un moment, je l’avoue : l’idée de passer les enfants au boyau d’arrosage m’a traversé l’esprit. Juste un petit pschhhht d’efficacité. Mais non. C’est « pas professionnel », qu’ils disent. J’imagine que les droits de l’enfant incluent aussi celui de rester crotté pendant que je cherche des lingettes biodégradables.

    Alors, je nettoie, je respire, j’essuie, je désinfecte mon âme.

    Les autres enfants, eux, me regardent avec fascination. Comme si j’étais en plein documentaire animalier :

    « Regardez, les enfants, une éducatrice dans son habitat naturel, entourée de désespoir et de serviettes humides. »

    L’adrénaline est à 250 000. Mon cerveau tourne plus vite que ma machine à laver. Je me surprends à réciter intérieurement des prières, des incantations, et même des menaces : si un autre me dit qu’il a envie, je démissionne, je pars ouvrir une boutique de chandelles à Magog.

    Et pourtant, je reste debout. Les cheveux collés, les mains tremblantes, mais encore debout. Parce qu’au fond, je suis cette femme. Celle qui réussit à sourire (un peu hystériquement, certes) au milieu d’un carnage.

    Je brille, littéralement — entre la sueur, les larmes et le désinfectant.

    Ce n’est pas du highliner, c’est de la survie.

    Et quand enfin, tout est propre, que les petits sont rhabillés, que l’odeur commence à s’estomper, je m’assois un instant. Je respire. Et je me dis :

    « Voilà. Une autre journée glamour sous le signe de Panique et Paillettes. »

    Parce qu’il y a des héroïnes en talons… et il y a moi, en espadrilles pleines d’eau savonneuse, qui sauve le monde une guenille à la fois. 💅💀🧻

  • Ce soir, derrière le bar de l’aréna, je brille à la lumière des néons et du frigo à bières. Glamour, hein ? On est loin du champagne et des robes à paillettes, mais bon, j’aime bien ma version aroma ailes de poulets et odeur de Zamboni. Ce n’est pas le Ritz, mais c’est mon théâtre du soir. Et j’ai le temps de penser — grave erreur.

    J’ai pris une petite pilule pour calmer la tempête dans ma tête quand mon chum est retourné chez lui. Le classique : lui part, moi je reste, et mon cerveau déclenche un feu d’artifice de scénarios catastrophes. J’te jure, si l’inquiétude était un sport olympique, j’aurais déjà une médaille d’or et un commanditaire en pilules miracles.

    Je me dis que j’ai hâte qu’on se place. Qu’on s’installe. Qu’on réalise enfin nos projets — parce que des projets, on en a à pelleter à la petite cuillère. Chalet, des rénos, des idées, des rêves, des factures (surtout des factures). C’est beau, la vie de couple moderne : un Pinterest de promesses et un compte bancaire en crise existentielle.

    Aujourd’hui, tout me semble carré. Rien ne tourne rond, même pas moi. On dirait que l’univers a décidé de me tester en me donnant un puzzle sans coins ronds. Et je ne suis pas déçue, non. Juste impatiente. Impatiente comme une enfant devant un gâteau qu’on laisse refroidir. Je veux tout, tout de suite. La stabilité, le chalet Pinterest, la paix intérieure et un petit voyage à Magog pendant qu’on y est. Mais non, la vie, elle, avance au rythme d’un épisode de téléroman où tout se règle… dans la saison 5.

    Je me connais : je veux de l’action, du changement, du punch. Je veux des feux d’artifice, pas des chandelles à la vanille. Mais ces temps-ci, la vie c’est juste… du beige. Et le beige, ça me démange.

    Alors je respire. Je me répète que c’est juste un moment plus difficile, que c’est normal de patiner dans la slush avant d’arriver sur la glace parfaite. En attendant, je vis avec mes petits drames, mes soupes aux nouilles, et mes rêves emballés dans du papier d’aluminium pour ne pas qu’ils se refroidissent.

    J’ai encore un peu de brouillard dans la tête, un trop-plein d’idées, de peur, de fatigue. J’ai l’impression de courir un marathon émotionnel en talons. Et pourtant, je garde mon rouge à lèvres. Parce que même quand tout tourne carré, j’aime mieux m’écrouler en beauté que de me laisser aller en mou.

    Je sais que ça va passer. Que la soupe va finir par goûter le succès. Que le hamster sur le speed va descendre de sa roue pour faire un spa intérieur. Que ce sera mon tour bientôt — pas le tour de la roue, le vrai, celui où tout clique.

    Mais d’ici là, je serre mon verre, je respire, je souris à travers mes paillettes mentales, et je me dis que même si la vie m’envoie des « pas maintenant », elle oublie souvent que je suis têtue comme un mascara waterproof.

    Panique et Paillettes. Toujours. Même dans l’odeur de popcorn et de bières tièdes.

  • Première soirée derrière le bar de l’aréna de Contrecoeur : j’arrive comme une vierge effarouchée du comptoir. Je n’ai jamais tenu un bar de ma vie, pis ça paraît. Mes mains tremblent tellement que j’aurais pu shaker un cosmopolitan juste en tenant une canette. Sauf qu’ici, y’a pas de cosmopolitan. Juste de la Budweiser, des Bud Light et, au pire, des ailes de poulet aussi sèches que mes économies.

    L’ambiance ? Imagine 30 gars en coton ouaté, encore humides de sueur, qui te lancent des blagues recyclées depuis 1985. Moi, je souris comme une Miss Univers de la panique intérieure, pendant que mon cerveau crie : « TU N’AS AUCUNE IDÉE DE CE QUE TU FAIS ! ». Chaque Bud que j’ouvre, c’est comme si je jouais à la roulette russe : est-ce que ça va mousser partout ? Est-ce que je vais l’échapper ? Est-ce que je vais mourir étouffée par une blague mononcle ? Suspense.

    Puis arrive la deuxième soirée. Et là, je me sens… pas une pro, mais disons une semi-pro en rodage. J’ai appris à cacher mon angoisse derrière un sourire cynique. J’ai compris que personne ne veut un drink fancy : pas de mojito, pas de margarita, juste « une Bud, bien froide, tsé ». J’ai survécu au tiroir-caisse, je n’ai pas (encore) donné 50$ de change par erreur, et j’ai même réussi à éviter de lancer une aile dans la face d’un client. Progression notable.

    Mais l’angoisse est toujours là, fidèle comme un vieux chum collant. Je redoute encore le moment où un client va me demander quelque chose que je n’ai pas. « Une IPA ? » — « Non, mais j’ai une Bud Light qui fait semblant. » « Un rum & coke ? » — « Non, mais j’ai du Gatorade orange pis un verre en plastique. » Sérieusement, j’ai plus peur de dire non à un client de l’aréna que de dire non à un enfant à l’école (ben non j’exagère… comme toujours !)

    Ce qui a changé, c’est que maintenant, je connais la faune. Le gars qui fait toujours la même joke plate. Celui qui commande trois Buds à la fois, comme si c’était la dernière soirée de sa vie. Celui qui oublie de payer et qui fait semblant que c’est une erreur cute (non, ce n’est pas cute, Gérard). Et moi, là-dedans, je développe des skills de survie : compter mes canettes comme un agent du FBI, essuyer le comptoir collant avec la grâce d’une femme qui regrette ses choix, et surtout, encaisser mes tips graisseux comme si c’était de l’or pur.

    En résumé : la première soirée, j’étais une imposture avec des palpitations. La deuxième, j’étais une imposture avec un peu plus de sarcasme, un peu moins de panique, et la certitude que même si je ne suis pas née pour servir de la Bud, je suis assez têtue pour le faire pareil.

    Parce qu’au fond, Panique et Paillettes derrière le bar de l’aréna, c’est ça : improviser avec la grâce d’une fraude assumée, sourire avec ironie, et survivre à coup de canettes ouvertes et de clonazepam bien dosé.

  • Chapitre 1

    Hydro-Québec, mon ex toxique

    Hydro, c’est exactement comme un ex possessif : tu penses que tu t’en es sortie, mais il revient chaque mois frapper à ta porte avec une facture et un ton passif-agressif. Tu ne peux pas l’ignorer, tu ne peux pas bloquer son numéro, et si tu essaies de l’éviter, il finit par couper la lumière dans ton salon.

    Moi, en paillettes, j’ouvre le courriel d’Hydro comme si je lisais une lettre de rupture : “Nous avons besoin de plus de vous.” Traduction : donne-moi ton argent ou je te laisse dans le noir. C’est toxique, mais je reste.

    Chapitre 2 : 

    Les cartes de crédit : mes sugar daddies (spoiler alert ; c’est un piège 🪤)

    Ah, mes cartes de crédit. Elles m’ont fait miroiter le glamour : “Achète maintenant, paye plus tard.” Le problème, c’est que le “plus tard” arrive toujours trop tôt, comme une grippe en vacances.

    Ces cartes sont comme des sugar daddies rancuniers : elles me donnent des cadeaux, mais elles m’envoient ensuite des relevés avec des menaces voilées. “Effectué le paiement minimum, ou paye les intérêts pour l’éternité.” Romantique. ❤️‍🔥

    Chapitre 3 : 

    Gustave, le chat capitaliste

    Gustave, ce juge félin, assis dans la fenêtre comme un PDG qui m’évalue. Son regard dit : “Tu n’as pas acheté mes croquettes haut de gamme ? Tu m’as trahi.”

    Je lui explique que je fais déjà des acrobaties financières pour payer l’épicerie. Il baille. Il sait que, même ruinée, je vais vendre mes bijoux en toc avant de le priver de ses petits luxes. En fait, Gustave est la personnification du capitalisme : exigeant, snob, mais trop mignon pour que je lui dise non.

    Chapitre 4 : 

    Épicerie, le labyrinthe de Décadence

    Faire l’épicerie en fin de mois, c’est une expérience digne du film Décadence. Chaque produit est un piège.

    – Prends le fromage râpé et sacrifie ton budget.

    – Ou prends les pâtes bon marché, mais vis avec la honte de tes envies non réalisées.

    Le tout se termine à la caisse, avec le bruit dramatique du bip-bip. La caissière annonce le total comme Jigsaw annonçait les règles du jeu : « Ça fera 137,42 $. Bonne chance. »

    Chapitre 5 : 

    Les plans B dignes d’un film louche

    Mon cerveau invente des plans d’affaires douteux dès que le compte descend trop bas :

    – Devenir médium budgétaire : “Je vois… je vois une facture Hydro énorme dans votre avenir.”

    – Louer mes services pour animer des soirées : “Je crie, je pleure, je bois, je fais rire tout le monde.”

    – Vendre un rein. (Bon, ça reste une blague, mais avoue que ça a un côté glauque du dark web.) 🤔 combien pour un rein de 43 ans d’usure ???

    – Et naturellement le classique Only Fans où je pourrais montrer mon talent d’écarquiller mes orteils au max !! « Mon chum trouve ça terriblement impressionnant ».

    Chapitre 6 : 

    Catastrophes imaginaires, saison 43

    À 43 ans, j’ai un talent olympique pour imaginer des drames :

    – Je me retrouve à habiter dans une tente derrière le IGA.

    – Gustave me quitte pour une influenceuse végane avec un condo neuf.

    – Je gagne au loto, mais j’ai perdu mon billet en m’essuyant les larmes.

    Chaque scénario est ridicule, mais dans mon cerveau, c’est digne d’une série Netflix.

    Chapitre 7 : 

    Le petit rayon de soleil

    Malgré tout, il y a toujours des petits miracles. Un repas improvisé qui devient délicieux. Une amie qui m’invite et me sauve un souper. Une gorgée de vin au soleil, qui pour cinq minutes, efface le chaos.

    Parfois, c’est moi le soleil. Je raconte mes angoisses avec tellement de drama que les gens finissent par éclater de rire. Et si je peux faire rire au lieu de pleurer, c’est déjà un rendement meilleur que mes placements inexistants !!!

    Chapitre 8 : 

    Toujours glam, même en survie

    Oui, j’ai peur. Oui, je suis à deux clics de googler “comment vivre avec zéro dollar”. Mais je reste glam. Mon rouge à lèvres est une armure. Mes paillettes ? Des projecteurs. Même si je cours dans les couloirs de mon film d’horreur financier, je cours en talons brillants.

    Parce qu’un jour, peut-être, mes fins de mois ressembleront plus à une comédie romantique qu’à Conjuring. Et si ça n’arrive jamais ? Eh bien, au moins, j’aurai eu le look.

    ✨ Panique et Paillettes revient bientôt avec une nouvelle crise glam. Restez à l’affût !!

  • Il faut que je l’avoue une bonne fois pour toutes : ma vie n’est pas un drame noble, ce n’est pas une comédie légère, ce n’est pas non plus une épopée inspirante qui finirait sur une citation Pinterest. Ma vie est une production douteuse, un mélange d’effets spéciaux ratés, de dialogues mal écrits et de transitions qui n’ont aucun sens. En gros : une série B. Et pas le genre culte qu’on aime réécouter par nostalgie… non, le genre qui fait dire « mais qui a payé pour ça ? ».

    Et moi, je suis là-dedans, actrice principale malgré moi, condamnée à jouer le rôle de la fille qui panique pour tout mais qui essaie de sauver la face avec des paillettes et du mascara waterproof (qui, évidemment, n’est jamais si waterproof que ça). Chaque journée est un tournage improvisé. Rien n’est prévu, tout est excessif. Le moindre détail devient un drame, la moindre ombre devient un monstre. On pourrait croire que j’exagère… mais si ma vie avait un narrateur, il parlerait en voix grave et dirait : « Rien n’est jamais simple… ».

    Mon anxiété, elle, adore ce scénario. C’est son terrain de jeu. Elle se délecte de ce chaos permanent. Pourquoi rester calme quand on peut transformer un petit contretemps en séquence apocalyptique ? Pourquoi respirer tranquillement quand on peut suranalyser chaque micro-seconde comme si c’était une finale de fin de saison ? L’anxiété est la réalisatrice de ma série. Elle décide du rythme, elle monte les scènes, elle met une musique dramatique dans ma tête au moment le plus inopportun.

    Et moi, j’avance. J’exagère. Je dramatise. Parce que je ne sais pas faire autrement. Je ne peux pas me contenter d’une existence plate et calme. C’est trop fade. Moi, il faut que ce soit intense, qu’il y ait du volume, des couleurs criardes, des émotions qui débordent. Est-ce épuisant ? Oui. Est-ce parfois ridicule ? Absolument. Mais qu’est-ce que vous voulez, c’est le seul langage que je connais.

    Alors oui, je vis tout comme si c’était un film. Une simple journée devient une épopée. Un silence devient un suspense. Une rencontre banale devient une scène dramatique pleine de sous-textes. Et je me plains, je soupire, je ris jaune, mais je continue. Parce qu’au fond, même si je rêve parfois d’une existence calme et lisse, je sais qu’elle m’ennuierait à mourir. Il y a quelque chose de rassurant dans ce chaos permanent : au moins, il se passe toujours quelque chose.

    Et si ce n’est pas toujours beau, au moins c’est divertissant. Oui, je panique, mais je panique avec style. Oui, je m’invente des catastrophes, mais je les vis avec ironie. Oui, je suis épuisée, mais je brille quand même un peu au passage. Parce que je refuse d’être une figurante. Si je dois jouer dans cette série B mal réalisée, alors j’y serai la star : dramatique, excessive, sarcastique et, surtout, scintillante.

  • Aujourd’hui, j’ai officiellement signé pour une nouvelle aventure : moi, éducatrice en service de garde scolaire, accompagnée de seize petits êtres de 4 ans. Oui, seize. Comme dans : le double de huit, ou encore : assez pour remplir une petite salle de spectacle où, spoiler alert, je suis à la fois la chanteuse, la technicienne de son, la femme de ménage et la sécurité.

    Ils sont arrivés un à un, certains la main crispée sur celle de leurs parents, d’autres déjà prêts à conquérir la cour d’école comme si c’était leur royaume. Avec leurs sacs trop lourds pour leurs petits corps, leurs souliers défaits et ce regard rempli d’expectative… je savais déjà que j’étais cuite. Parce que leurs yeux me disaient : « Bonjour madame, nous allons te faire vivre un mélange de sitcom, de tragédie grecque et de film d’action… chaque jour… pendant dix mois. »

    Et puis, après une matinée déjà bien remplie avec leur professeure, est venu le temps du premier dîner !!!

    Mesdames et messieurs, ce n’était pas un dîner. C’était un baptême du feu, une initiation, une épreuve olympique. Seize boîtes à lunch qui s’ouvrent en même temps, c’est l’équivalent d’un feu d’artifice sonore et visuel. L’odeur de compote se mélange à celle du fromage Ficello et au soupir dramatique d’un enfant qui découvre qu’il a des… crudités. L’horreur.

    Il y a eu, bien sûr, la crise de la croûte. Parce que oui, une croûte de sandwich, c’est visiblement une attaque personnelle. Puis l’enfant qui, très sérieusement, m’a demandé : « Pourquoi on ne peut pas commander du McDo ? » (et honnêtement, j’aurais aimé avoir une bonne réponse). Un autre a décidé que son yogourt à la vanille était une insulte à son intégrité morale. Et pendant que je tentais de convaincre un mini de donner une chance à son wrap, un geyser de jus de pomme s’est répandu sur la table, transformant le tout en mini-lac collant.

    Et ce n’est pas tout : il y a aussi eu les échanges clandestins. Parce que dans chaque groupe, il y a un futur stratège de Wall Street. Pendant que je sauvais un chandail taché, deux petites mains négociaient en douce : une poignée de carottes contre deux biscuits. Affaire conclue. Le marché noir de la boîte à lunch est ouvert, mesdames et messieurs.

    Moi, dans tout ça ? J’étais au centre, sourire vissé au visage façon Panique et Paillettes, jonglant entre les drames, épongeant les dégâts et distribuant des câlins réparateurs. Mon sourire disait : « J’adore ça », mais mes yeux lançaient des SOS silencieux vers la cafetière la plus proche.

    Et pourtant… pourtant.

    Dans ce chaos total, il y a eu des moments suspendus. Celui qui m’a dit timidement : « Merci madame Isabelle », comme si j’avais sauvé sa vie en ouvrant son fromage. Celui qui m’a regardée avec fierté après avoir réussi à fermer son contenant tout seul (un exploit digne d’une médaille d’or). Ces éclats de rire collectifs qui éclatent sans prévenir, parce qu’à 4 ans, tout peut devenir hilarant. Et ce moment de grâce absolue, rarissime, précieux : une minute entière où seize petites bouches mâchaient en silence. Une minute. Je me suis jurée de l’encadrer dans ma mémoire.

    Alors oui, j’ai terminé ma journée avec du jus séché sur ma manche, des miettes dans mes cheveux et la sensation d’avoir survécu à une tempête miniature. Mais j’ai aussi terminé la journée avec le cœur gonflé. Parce que ce chaos, c’est mon chaos. Et ces seize petits personnages, imprévisibles, bruyants, collants, déjà attachants… sont un peu devenus les miens.

    Conclusion ? Seize enfants, zéro silence, mille miettes, et seize petits cœurs qui vont transformer mon année en un mélange parfait de panique… et de paillettes. ✨

  • La rentrée scolaire, c’est un peu comme le parc d’attractions des éducatrices. Pas parce qu’on gagne un toutou dans un jeu d’habileté truqué mais parce qu’on se prépare à recevoir une foule surexcitée, des drames, des surprises… et que tout ça se passe avant 8h30 du matin.

    Le défilé du matin

    Les portes s’ouvrent et ça commence : un défilé d’enfants avec des sacs à dos plus gros qu’eux, des souliers mal attachés et des yeux encore mi-clos. Certains entrent comme des rockstars en criant « allo madameeeeee! », d’autres s’effondrent dans mes bras comme si je venais de leur annoncer la fin de Pat Patrouille.

    Pendant ce temps, les parents tentent de masquer leur propre fébrilité :

    • Il y a ceux qui déposent leur enfant en mode livraison du style Amazon avec un « bonne journée ! » crié en reculant.
    • Ceux qui s’accrochent à la porte, la larme à l’œil, comme si c’était un au revoir pour toujours.
    • Et ceux qui veulent me résumer les 5 dernières années de vie de leur enfant… alors qu’il y en a 19 autres derrière qui attendent leur tour.

    Le chaos organisé (ou pas)

    La rentrée, pour une éducatrice, c’est un peu comme jongler avec des oranges en feu sur un trampoline. Je dois retenir les prénoms, consoler, gérer une crise existentielle de 7h45 (« pourquoi on n’a pas le droit de manger des chips au déjeuner ? »), et sauver un soulier qui est atterri sur un casier (tout seul… promis madame Isabelle 🤞🏼).

    Et bien sûr, je dois le faire avec un sourire rassurant. Parce que dans les yeux des enfants, je suis la bouée, le phare, l’humain qui fait que tout ça n’est pas si effrayant. (Même si, entre toi et moi, j’ai déjà besoin d’un deuxième café avant 8h15.)

    La magie cachée dans la tornade

    Soyons clairs : la rentrée, c’est bruyant, collant, parfois un peu chaotique. Il y a des larmes, des crises, des bananes écrasées dans des sacs trop lourds, et des parents qui oublient la moitié de leurs formulaires ou qu’ils ont oubliés d’inscrire leur enfant au service de garde !! (Et ça arrive plus souvent qu’on pense, hein Mme Martine ??!!!) Mais… il y a aussi ça :

    • Un enfant qui ose lâcher la main de son parent pour me sourire timidement.
    • Des rires qui éclatent en plein jeu, comme si on avait attendu ce moment tout l’été.
    • Un petit « je suis content de te voir » qui te donne le cœur gros.

    C’est dans ces instants-là que je me rappelle pourquoi je fais ce métier. Parce que malgré tout le sarcasme que je mets pour survivre (et dieu merci qu’il existe ce sarcasme), la vérité, c’est que j’adore mon job.

    Conclusion : fatiguée mais heureuse

    La rentrée, c’est un marathon. Ça use mes nerfs plus vite qu’un iPhone sans chargeur, mais ça remplit aussi mon cœur d’une façon qu’aucun autre travail ne pourrait.

    Je finis mes journées cernées, parfois avec un morceau de pâte à modeler collé dans les cheveux, mais je repars avec l’impression d’avoir été témoin de petits miracles.

    Alors oui, je ris, je râle, je suis sarcastique… mais dans le fond, je sais que je suis exactement à ma place dans ce chaos rempli de rires, de biscuits Goldfish écrasés et d’histoires improbables.

    Et ça, c’est mieux que n’importe quel bureau tranquille. 🎒✨

  • Que la pièce commence… 🎭

    Distribution :

    • Moi : héroïne tragico-glamour en convalescence.
    • Mon chum : partenaire stoïque, mais victime collatérale.
    • Ma cicatrice : diva capricieuse qui exige l’attention 24/7.
    • Mon compte bancaire : croque-mort financier.

    Scène 1 – La canicule de l’enfer

    (Le salon. Rideaux fermés. L’air climatisé ronronne en sauveur silencieux. Moi, étendue comme une reine qui rêve d’être sur une plage d’Ibiza, sur le canapé, pansement apparent. Mon chum boit un verre d’eau froide.)

    Moi : « 34 degrés… et moi, prisonnière de mon propre corps. J’aurais pu être une sirène. Je suis juste… un thon en convalescence. »

    Ma cicatrice : (hautaine) « Si tu veux me faire mariner dans une piscine chlorée, vas-y, mais je te préviens, j’ouvre grand et j’infecte. »

    Mon chum : « On pourrait aller marcher au parc… »

    Mon compte bancaire : (d’une voix grave) « Oui, c’est gratuit… mais pas de glace, pas de limonade, et ta gourde en plastique qui sent le vieux lave-vaisselle. »

    Moi : « Génial. L’été de mes rêves. »

    Scène 2 – Les rêves brisés de road trip

    Moi : On pourrait gazer le camion et partir à l’aventure, grimper une montagne, faire… »

    Ma cicatrice : « Tu me forces à lever un bras et je te renvoie direct en mode urgence. »

    Mon chum : « Et on n’a pas d’argent en fou… »

    Mon compte bancaire : « Non je le confirme…»

    Moi : « Ok… mais je t’ai quand même fait une affiche sur Canevas pour ton condo… »

    Mon chum : « Encore une ? » (Oui je l’exaspère)

    Moi : « Oui, avec une phrase façon agent d’immeuble… « Superbe condo, super bien situé à distance de marche de tout les commerces et restos tendances d’Hochelag »

    Ma cicatrice : « Traduction : Elle veut voyager et avoir un chalet. »

    Scène 3 – Gastronomie de crise

    Moi : « Ce soir, pizza ? »

    Mon compte bancaire : « Non. Pâtes. Sans sauce si possible. »

    Ma cicatrice : « Moins d’effort pour moi. »

    Mon chum : « Avec du beurre, au moins ? »

    Moi : « Allez, on vit dangereusement. »

    Scène 4 – Romantisme low budget

    (Ampoule grillée. Pâtes collantes dans des bols.)

    Moi : « Tu te rends compte qu’on est jeunes et qu’on vit comme un vieux couple de retraités fauchés ? »

    Mon compte bancaire : « Et encore, eux, ils ont les rabais du mardi. »

    Ma cicatrice : « Moi, je suis quand même la star de vos soirées. »

    Mon chum : « Au moins, on a l’air climatisé… et on s’aime. »

    Moi : (lui sourit) « Ok… je retire ce que j’ai dit. On est riches…tu as tout à fait raison car nous sommes ensemble et c’est tout ce qui compte au final. »

    (Rideau. La clim continue de ronronner comme un chat rassurant.)

  • (ou comment briller quand ton compte en banque porte un survêtement troué et sent un peu la défaite)

    J’ai deux versions de ma vie dans ma tête :

    • La version Pinterest : je pars en voyage sur un coup de tête, je bois du champagne avec vue sur la mer, je marche au ralenti dans une robe qui vole au vent (parce que dans mon rêve il y a toujours un ventilateur géant quelque part).
    • La version réelle : je suis sur mon divan, en leggings avec un trou au genou, en train de scroller Airbnb « prix le plus bas » pendant que Gustave, mon chat, me fixe comme si j’étais son employée en retard de quart.

    Comme je refuse de choisir entre être fauchée et être fabuleuse, j’ai développé des techniques. Et comme Gustave aime beaucoup trop se mêler de mes affaires, il va commenter chacune de mes trouvailles.

    1. Airbnb : mon meilleur ami

    J’adore ces petits Airbnb mignons où la déco crie « on a tout acheté chez Ikea, mais pas la section chère ».

    L’astuce : partir hors saison. Oui, tu grelottes en marchant sur la plage en novembre, mais tu fais semblant que c’est romantique et tu postes la photo avec un filtre chaud.

    💬 Gustave : « Romantique ? On dirait surtout que t’essaies de survivre à un tournage de “Survivor : région froide”. »

    2. Les restos « apporter votre vin »

    Le rêve : boire un vin à 12$ au resto au lieu de payer 40$. Du coup, tu prends entrée ET dessert, et tu repars avec la satisfaction d’avoir arnaqué le système (même si c’est légal).

    Pro-tip : mets ta plus belle robe… même si tu finis la soirée en pantoufles à la maison.

    💬 Gustave : « La robe, oui… celle qui accroche tout ce qui bouge, y compris ma queue. »

    3. Les spéciaux de semaine : la vraie haute société

    Le mardi, je me sens comme une VIP du monde parallèle : resto vide, prix coupés, service rapide.

    J’ai déjà profité d’un spécial “pâtes à volonté” le mercredi… résultat : j’ai dû rentrer en position semi-couchée et négocier avec mon pantalon pour qu’il tienne jusqu’à la maison.

    💬 Gustave : « Haute société ? Tu as fini la soirée allongée avec une bouillotte sur le ventre. »

    4. La cuisine glamour à la maison

    Deux fraises coupées en triangle, un peu de sucre, et BAM : brunch fancy maison.

    Pour l’ambiance, je mets une bougie, une playlist « bruits de café » et je sors mes assiettes « pour les grandes occasions »… c’est-à-dire celles qui ne sont pas ébréchées.

    💬 Gustave : « Fancy ? Je te rappelle que la dernière fois, t’as renversé le sucre et j’ai marché dedans. »

    5. Les faux luxe

    Une bougie à 2$, un masque pour le visage à 1,50$, un fond sonore de piano… et soudain ma salle de bain devient un spa. Enfin, jusqu’à ce que l’eau devienne tiède et que Gustave gratte à la porte comme s’il était sur le point de mourir.

    💬 Gustave : « Je ne gratte pas pour mourir, je gratte pour vérifier que tu n’utilises pas mes serviettes. »

    6. Le budget « juste un »

    Je m’offre ce café hors de prix, mais juste un. Chaque gorgée est savourée comme si c’était du nectar sacré.

    Et évidemment, photo obligatoire. Pas pour frimer… juste pour me rappeler qu’un jour, j’ai bu quelque chose qui n’était pas soluble.

    💬 Gustave : « 8$ pour un café… tu sais que pour ce prix-là, tu pourrais m’acheter une fontaine à eau de luxe ? »

    7. Les vrais luxes, mais choisis

    Je dis non à dix petites sorties inutiles pour dire oui à une seule qui compte vraiment. Un concert, une escapade, un repas qui me donne envie de me rouler par terre de bonheur.

    Parce que c’est ça, la vraie richesse : les souvenirs qui te font sourire toute seule dans le bus.

    💬 Gustave : « Et qui me font, moi, manger mon souper deux heures en retard. »

    Conclusion

    Profiter de la vie sans se ruiner, c’est pas vivre dans la privation… c’est être stratégique.

    C’est savoir que parfois, un mardi à moitié prix vaut plus qu’un samedi à plein tarif. C’est accepter de boire du mousseux de dépanneur… mais dans une coupe en cristal. Et c’est surtout comprendre qu’on peut être fabuleuse avec un compte en banque tout rabougri.

    💬 Gustave : « Tant que tu reviens à l’heure pour remplir mon bol, tout va bien. »

    Morale de cette histoire ce n’est pas parce que l’on vit qu’on est riche 🤭🤭🤭 On choisit seulement….

  • … ou comment apprendre à essuyer un revers de la vie, même quand elle te dit non (pour le moment).

    Il y a des jours où je me sens invincible.

    Où j’ai bu un bon café, mis du mascara, et que j’ai l’impression que la vie me doit au moins un miracle, sinon deux.

    Et puis, il y a les jours où j’attends un appel. Une réponse. Une bonne nouvelle. Une confirmation que j’existe, que je mérite, que j’ai ma place quelque part.

    Et… non.

    Un petit non super cute, qui explique le pourquoi du comment, qui vient tout faire éclater dans ma tête.

    Pas parce que je suis fragile.

    Mais parce que je vis avec un trouble anxieux.

    Et que pour mon cerveau, une déception, ce n’est pas juste un revers : c’est une menace. Une preuve que tout est instable. Une alarme qui me hurle que je ne suis peut-être pas « assez »

    Alors je pleure. Seulement un peu… parce que je veux que ma vie soit à la hauteur de mes ambitions.

    Une déception, ce n’est pas une fin.

    Ça, je l’apprends tranquillement.

    Pas avec des phrases Pinterest. Pas avec des citations de coachs qui me parlent de « lâcher prise » pendant que je serre les dents.

    Je l’apprends dans la déception.

    Dans ce moment inconfortable où mon cœur se serre, où mes pensées s’emballent, où tout semble foutu… mais où, malgré tout, je reste là.

    Je respire.

    Je survis.

    Je découvre que je suis plus forte que je ne le croyais.

    Et si c’était pas la fin du monde ? Juste un détour ?

    Tu sais ce qui est beau dans une déception ?

    (Attends, ne pars pas. Je te jure que j’ai un point.)

    C’est qu’elle t’oblige à revenir vers toi-même.

    À te poser LA question que ton anxiété oublie toujours :

    Est-ce que ça veut dire que je ne mérite rien ? Ou est-ce que ça veut dire qu’il y a autre chose qui m’attend ?

    Le cerveau anxieux crie : « RIEN NE VA JAMAIS ALLER ! »

    Mais ton cœur, lui, il murmure : « Peut-être que ça ira… autrement. »

    Et ça, c’est puissant.

    Ma méthode (non scientifique mais testée dans les larmes)

    🧊 1. Je gèle le scénario catastrophe.

    Je le laisse exister, mais je ne le nourris pas. Il a déjà pris assez de place.

    (Genre, non, ce n’est pas parce que j’ai eu un rejet que ma carrière est finie, que je vais vivre dans une roulotte infestée de chats et manger des croquettes.)

    🌬 2. Je respire comme si j’avais oublié comment faire.

    Parce que c’est souvent le cas.

    Respirer. Vraiment. Pas juste survivre en apnée.

    📖 3. J’écris tout.

    Même si c’est laid. Même si c’est juste : « pourquoi ? »

    Écrire, c’est vider ma tête pour que je puisse recommencer à rêver.

    🎧 4. Je m’entoure de douceur.

    Une chanson qui me rappelle que je suis vivante. Mon amoureux qui ne me dit pas quoi faire, mais qui me répond avec un cœur.

    Gustave, qui ronronne sans se soucier de mes échecs humains.

    💗 5. Je me parle comme je parlerais à quelqu’un que j’aime.

    Pas comme un bourreau.

    Comme une alliée.

    Avec des mots tendres, même si j’y crois à moitié.

    Parce que je le sais : la douceur, ça finit par faire du chemin jusqu’à mes tripes.

    Et puis… je recommence à espérer.

    Pas tout de suite.

    Mais à un moment, ça revient.

    Je vois un lever de soleil. Un texto. Une blague plate. Une chanson des années 80 qui passe à la radio et que je chante à tue tête (oui, ça ne s’achète pas).

    Et je sens que mon cœur recommence à battre pour autre chose que l’anxiété.

    Je me rappelle que j’ai déjà survécu à d’autres déceptions.

    À des plus grandes, des plus injustes.

    Et que chaque fois, après le tsunami, j’ai retrouvé un peu de terre ferme.

    Et parfois même, une meilleure vue.

    Conclusion ?

    La vie va te dire non.

    Souvent au mauvais moment.

    Parfois de façon dégueulasse.

    Mais ton trouble anxieux ne détient pas la vérité.

    Ton cœur, lui, sait que tu peux te relever.

    Tu n’es pas en retard.

    Tu n’as rien manqué.

    Tu vis juste un détour, et bientôt, il te mènera ailleurs. Peut-être même à mieux.

    Alors pleure si tu dois.

    Hurle dans ton oreiller.

    Dis des gros mots.

    Et puis, quand t’es prête…

    Ouvre une petite fenêtre dans ta tête pour laisser entrer un brin d’espoir.

    Pas besoin que ce soit grand.

    Juste un petit courant d’air.

    Avec peut-être une paillette ou deux.

    Et qui sait ?

    La prochaine fois, c’est peut-être la vie qui cognera à ta porte.

    Et cette fois-là, elle te dira oui.

    💖✨