• Le 3 janvier, j’aurai 44 ans : mon anxiété a pris de l’âge, mais aucune sagesse

    Le 3 janvier, j’aurai 44 ans.

    Et ce n’est pas mon âge qui me dérange.

    C’est tout ce que mon anxiété décide d’en faire.

    Parce que vieillir, pour une personne anxieuse, ce n’est jamais juste ajouter une bougie.

    C’est ouvrir un dossier.

    Un dossier épais.

    Avec des sous-sections, des hypothèses et des conclusions prématurées.

    À 44 ans, mon anxiété ne réagit plus.

    Elle anticipe.

    Elle surveille mon corps comme si elle attendait qu’il fasse une erreur.

    Une tension dans le dos ?

    Elle note.

    Une fatigue persistante ?

    Elle souligne.

    Un inconfort flou, impossible à nommer ?

    Elle encadre en rouge.

    Ce n’est jamais grave sur le coup.

    Mais pour l’anxiété, ce n’est jamais anodin non plus.

    Ce qui la fascine, ce n’est pas la douleur.

    C’est la durée.

    Le « et si ça restait ».

    Le « et si c’était désormais comme ça ».

    Parce que vieillir, dans sa tête, ça veut dire perdre quelque chose sans savoir exactement quoi.

    De la souplesse.

    De la marge.

    Du droit à l’erreur.

    À 44 ans, l’anxiété me fait croire que chaque limite est définitive.

    Que chaque inconfort est une annonce officielle.

    Qu’il n’y a plus de retour en arrière possible.

    Elle transforme mon corps en terrain d’observation permanente.

    Je ne vis plus dedans.

    Je le surveille.

    Et c’est ça, la vraie fatigue.

    Avant, j’étais anxieuse face à l’avenir.

    Maintenant, je suis anxieuse face au présent.

    À ce que je ressens.

    À ce que je pourrais ressentir demain.

    À ce que ça veut dire, supposément.

    L’anxiété adore les chiffres ronds.

    40.

    45.

    50.

    Elle s’en sert comme de preuves imaginaires.

    Comme si un âge pouvait soudainement invalider tout ce que j’ai déjà traversé.

    Parce que soyons honnêtes :

    ce corps, il a tenu bon.

    Il a encaissé des nuits blanches, du stress chronique, des tempêtes émotionnelles, des chutes intérieures autrement plus violentes qu’un muscle tendu.

    Mais l’anxiété n’en tient pas compte.

    Elle ne regarde pas le passé.

    Elle regarde ce qu’elle peut perdre.

    Elle me murmure que je devrais ralentir par peur.

    Que je devrais me protéger excessivement.

    Que je devrais commencer à me définir par mes limites plutôt que par mes capacités.

    Et c’est là que je refuse de la suivre.

    Parce que mon corps n’est pas un problème à résoudre.

    C’est un système vivant qui change.

    Comme tout ce qui dure.

    Pendant que je rumine,

    Gustave existe.

    Il n’analyse pas ses sensations.

    Il n’interprète pas son vieillissement.

    Il s’adapte, simplement.

    Il mange quand il a faim.

    Il dort quand il est fatigué.

    Il ne cherche pas de sens caché à une raideur passagère.

    Il me rappelle, sans le vouloir, que vivre n’a jamais été un exercice de contrôle parfait.

    Le 3 janvier, j’aurai 44 ans.

    Mon corps fera probablement quelque chose d’étrange, d’imparfait, de temporaire.

    Et mon anxiété voudra y voir une vérité définitive.

    Mais cette fois, je la vois venir.

    Je sais qu’elle confond vigilance et surveillance.

    Prudence et peur.

    Évolution et déclin.

    Je ne suis pas en train de disparaître.

    Je suis en train de changer de forme.

    Et ce n’est pas une urgence.

    44 ans, ce n’est pas la fin de la solidité.

    C’est la fin de l’illusion d’invincibilité.

    Et ce n’est pas la même chose.

    Mon anxiété peut continuer à commenter chaque sensation.

    Je n’ai plus l’obligation de la croire.

    Panique et paillettes.

    Version lucide.

    Version sans anesthésie.

    Version qui continue quand même. ✨🐈‍⬛

  • ·       « Noël, l’amour, l’anxiété… et le fantasme légal de la Floride

    Je vais le dire tout de suite, avant que quelqu’un se sente coupable pour rien :

    ma famille n’a rien fait de mal.

    Rien.

    Zéro.

    Ils sont aimants, présents, imparfaits comme tout le monde, mais pas toxiques, pas lourds, pas responsables de mes débordements internes.

    Le problème…

    C’est mon système nerveux, pas leur existence.

    Je suis contente d’être en famille.

    Vraiment contente.

    Pas le contente Instagram.

    Le contente fatiguée, émotive, vraie.

    MAIS.

    Normalement, à cette période précise de l’année,

    mon corps serait étendu au soleil en Floride,

    pendant que mon cerveau se ferait shush-er par la chaleur.

    Pas pour fuir les miens.

    Pour fermer le volume.

    Parce que quand t’as l’anxiété, Noël, même doux, même aimant,

    C’est comme vivre un festival…

    sans bouchons pour les oreilles.

    Tout est plus fort :

    • les voix
    • les rires
    • les souvenirs
    • les attentes non dites
    • l’amour aussi (pis ça, c’est fucké à gérer)

    Aimer beaucoup quand t’es anxieuse,

    c’est pas reposant.

    C’est intense en tabarnak.

    Je suis assise là,

    entourée de gens que j’aime pour vrai,

    pis mon corps agit comme si j’étais en train de désamorcer une bombe émotionnelle.

    Je ris.

    Je jase.

    Je participe.

    Je suis là.

    Mais intérieurement, y’a une version de moi qui crie :

    « CALMEZ TOUT. MAIS PAS VOUS. JUSTE TOUT DEDANS MOI. »

    Et ça, c’est pas leur faute.

    Gustave, le chat, est témoin de tout ça.

    Lui, il observe sans romantiser.

    Il voit pas une “belle soirée de Noël”.

    Il voit :

    • trop d’humains
    • trop de mouvements
    • trop d’émotions dans l’air

    Il se promène comme un videur blasé,

    regarde les gens,

    me regarde moi,

    pis son regard dit :

    « Ils sont corrects. C’est toi qui surchauffes. »

    Merci, esti de chat lucide.

    Les gens disent :

    « L’important, c’est d’être ensemble. »

    Ils ont raison.

    Vraiment.

    Mais personne ne parle assez du fait que

    être ensemble, quand t’es anxieuse, ça demande de la gestion interne olympique.

    Parce que tu ne veux pas gâcher.

    Tu ne veux pas déranger.

    Tu ne veux pas être “celle qui”.

    Alors tu encaisses.

    Tu encaisses l’amour.

    Tu encaisses la fatigue.

    Tu encaisses les émotions qui remontent sans invitation.

    Pis pendant que tout le monde est bien,

    toi tu fais de la plomberie émotionnelle en urgence.

    Quand je pense à la Floride,

    c’est pas un rejet.

    C’est un fantasme de silence.

    Là-bas, personne ne m’en veut si je ne parle pas.

    Personne n’attend rien.

    Mon système nerveux peut respirer sans explication.

    Ici, je choisis de rester.

    Pas parce que je dois.

    Parce que je veux.

    Mais vouloir quelque chose

    ne veut pas dire que c’est facile à porter.

    Panique et Paillettes, c’est ça :

    être entourée d’amour

    pis quand même être à boutte.

    C’est aimer fort

    pis être drainée par l’intensité de ce que tu ressens.

    C’est être reconnaissante

    pis quand même rêver d’un endroit où ton corps arrête de vibrer comme un cellulaire sur la table.

    À un moment donné, je m’isole deux minutes.

    Pas parce que je suis fâchée.

    Pas parce que je suis triste.

    Juste parce que mon cœur bat trop vite

    pour une situation qui est pourtant belle.

    Gustave me suit.

    Il s’assoit près de moi.

    Il ne dit rien (évidemment).

    Mais il reste.

    Pis c’est là que je me rappelle :

    je suis correcte.

    Ils sont corrects.

    Personne a échoué Noël.

    Je suis juste une humaine anxieuse

    qui vit quelque chose de normal

    avec des émotions amplifiées.

    À la fin de la soirée,

    quand le bruit baisse,

    que les manteaux s’enfilent,

    que le calme revient…

    Je suis brûlée.

    Mais je suis pleine.

    Pleine d’amour.

    Pleine de fatigue.

    Pleine de gratitude mêlée à l’envie de dormir trois jours.

    Je ne suis pas en Floride.

    Je suis ici.

    Avec les miens.

    Avec mes limites.

    Avec mon chat jugeur.

    Et personne n’est responsable de mon chaos,

    sauf moi…

    et peut-être un peu décembre.

    🎄🔥🐈‍⬛✨

  • On est en décembre.

    Le mois des sapins, des biscuits, des lumières…

    ET DES DÉCISIONS IRRATIONNELLES QUI FONT TREMBLER LA SOCIÉTÉ.

    Et moi ?

    Moi je suis là, toute festive, toute brillante, toute dans l’esprit des Fêtes, qui annonce :

    « Dans un mois et demi, en plein FÉVRIER, je déménage. »

    Oui.

    J’ai choisi la période où tout le monde abandonne mentalement.

    Je suis une pionnière du chaos.

    Pendant que les autres commandent des pyjamas de Noël, moi je magasine des boîtes et je fais des listes de choses à emballer.

    Pendant que les gens pensent à leur tourtière, moi je pense :

    « Comment je vais transporter ma plante sans qu’elle meure de froid ? »

    Pendant que la neige tombe doucement, moi je compte les jours avant de faire du CrossFit involontaire avec mes meubles.

    Et l’Homme, évidemment, toujours trop calme pour être légal :

    — « On a le temps, pitounne . »

    LE TEMPS ?

    On est en décembre.

    Décembre passe plus vite qu’un chèque de paye.

    JE SUIS DÉJÀ EN MODE PANIQUE MENTALE.

    Parce que là, c’est l’étape la plus dangereuse :

    la préparation.

    Tu penses que t’es correct.

    Tu penses que t’es en avance.

    Tu penses que tu vas tout faire tranquillement.

    Pis soudain, tu te réveilles à 3h du matin avec :

    — « OH NON JE N’AI PAS DE RUBAN ADHÉSIF. »

    Et au milieu de cette organisation douteuse,

    y’a GUSTAVE, juge professionnel,

    assis sur une boîte VIDE (il s’entraîne),

    qui me regarde emballer des trucs de Noël comme si j’étais un clown en tournée.

    Il sait.

    Il sent.

    Il observe.

    Son âme féline murmure :

    « Dans un mois et demi, elle va détruire mon territoire. Je dois me préparer mentalement. »

    Et moi, évidemment, je suis déjà dans la dramatisation absolue :

    — « En février, je vais glisser dans l’entrée. »

    — « En février, mon mascara va geler. »

    — « En février, je vais regretter ma vie mais trop tard, j’aurai les clés. »

    Parce que ce déménagement-là…

    Je le vis déjà dans ma tête.

    Je vis l’anticipation du chaos.

    Je suis déjà dans une version bêta du stress, une mise à jour préliminaire de mon anxiété saisonnière.

    Mais malgré ça,

    malgré décembre qui me glisse des paillettes dans les yeux et de la panique dans le cœur,

    malgré février qui m’attend en embuscade,

    malgré Gustave qui juge et l’Homme qui reste zen…

    Je sens qu’on s’en va vers quelque chose de beau.

    De drôle.

    De complètement déjanté.

    De très Panique et Paillettes.

    Bref :

    On est en décembre.

    Je déménage dans un mois et demi.

    Je suis déjà en train de paniquer pour des boîtes qui ne sont même pas encore assemblées.

    Le couple est prêt.

    Le chat est en déni.

    Et moi ?

    Ben je navigue entre excitation, sarcasme et hystérie festive.

    Ça va être ICONIQUE. ❄️💅✨

  • Novembre, le mois où même la lumière tombe dans les abonnés absents✨

    Bienvenue dans ce nouveau chapitre de Panique & Paillettes, aussi appelé : le guide de survie du mois où tout le monde tombe en décomposition émotionnelle.

    Novembre n’est pas un mois.

    C’est un test de résistance psychologique que personne n’a demandé.

    Une escape room sans issue.

    Une version longue de la scène de pluie dans n’importe quel film triste, mais étirée sur 30 jours.

    Et toi, t’es là, dans ton petit manteau qui sent déjà l’humidité, essayant de rester humaine pendant que ton cerveau est en train de tenter un désabonnement silencieux de la vie.

    🌑 

    Novembre, ce n’est pas une saison : c’est une maladie mentale atmosphérique

    Le ciel devient gris.

    Le sol devient gris.

    Ton âme devient gris foncé, Pantone 546-C, édition limitée « breakdown ».

    Tu te lèves : il fait noir.

    Tu fais ton café : il fait noir.

    Tu vas travailler : il fait un peu moins noir, mais juste assez pour te rappeler que le soleil existe encore pour les gens en Floride.

    Et puis tu arrives chez toi…

    Et tu réalises que ta motivation, elle, a décidé de prendre un congé sans solde.

    Tu vis dans un état constant de semi-lucidité humide.

    Comme si t’étais coincée dans une chambre froide, mais émotionnelle.

    Ton énergie descend plus vite que ta batterie de téléphone quand il fait -20.

    🕳️ 

    Le duo anxiété + dépression saisonnière : deux clowns maléfiques dans ta tête

    Ton anxiété est hyperactive, prête à paniquer pour n’importe quoi :

    « Et si on perd notre job ?

    Et si on meurt ?

    Et si quelqu’un regarde nos stories pis pense qu’on est plate ? »

    Pendant que ta dépression saisonnière, elle, parle comme une grand-mère blasée sur le bord de la mort :

    « On pourrait… ne rien faire.

    Toute la journée.

    Pis mourir un peu à l’intérieur. Ça ne change rien pour personne. »

    Alors te voilà, prise dans une bataille mentale où tu veux :

    • Tout accomplir,
    • Mais t’as aucune énergie,
    • Et tu te sens coupable de tout,
    • Mais tu n’arrives pas à te lever,
    • Tout en stressant de ne rien faire,
    • Tout en pleurant parce que ta toast est tombée sur le mauvais côté.

    Ce n’est pas une émotion.

    C’est une possession démoniaque de novembre.

    💀 

    Les symptômes : version honnête, version sombre, version « ce n’est pas cute »

    Les professionnels disent « fatigue », mais ce qu’ils veulent dire, c’est :

    👉 tu pourrais t’endormir debout, en plein milieu d’une conversation avec quelqu’un qui t’explique son nouveau régime keto.

    Ils disent « humeur basse », mais c’est :

    👉 pleurer parce que quelqu’un t’a demandé si ça allait et que t’as détesté son ton.

    Ils disent « ralentissement psychomoteur », mais c’est :

    👉 marcher comme si tu venais de survivre à une apocalypse zombie émotionnelle.

    Ils disent « perte d’intérêt », mais c’est :

    👉 t’es devenue allergique à la joie.

    Le fun te répugne.

    La motivation t’écoeure.

    Si quelqu’un propose une activité, tu veux l’assassiner (verbalement) puis faire une sieste.

    Et mon préféré :

    La perte de libido.

    Évidemment.

    Parce que si la lumière du jour ne trouve même plus ton corps, imagine quelqu’un d’autre.

    🪦 

     Les mini victoires : parce que viser bas, c’est viser juste

    En novembre, on oublie les grandes ambitions.

    On fonctionne à petite échelle. Microscopique.

    Voici des accomplissements valides, certifiés Panique & Paillettes :

    • Tu t’es lavée. Même si c’était juste les aisselles.
    • T’as plié un vêtement (ou tu l’as regardé trop longtemps pour finalement l’abandonner).
    • T’as mangé un fruit. Pas mûr, mais quand même.
    • Tu t’es rendue au travail sans envisager un changement de nom et de pays.
    • T’as arrêté de scroller ton téléphone pendant 11 secondes.
    • Tu as survécu à une conversation small talk sans dire « je veux mourir ».
    • T’as bu de l’eau. Une gorgée. Dans une journée. Mais c’est de l’eau pareil.

    Bravo, championne.

    Tu fais des miracles dans le chaos.

    🔦 

     Conseils de survie (dark, mais vrais)

    Voici les seules stratégies valables pour novembre.

    Des vraies. Pas des affaires Pinterest.

    🕯️ 1. Fais de la lumière

    Ouvre une lampe.

    Une fenêtre.

    Allume un feu.

    Pose un miroir pour réfléchir ton dernier neurone encore vivant.

    N’importe quoi.

    🐌 2. Bouge un peu

    Pas pour être en shape.

    Pour rappeler à ton corps que t’es pas morte. Encore.

    🍲 3. Mange quelque chose qui a vu la lumière du jour

    Un légume.

    Oui, je sais.

    Rentre-le dans ta bouche.

    C’est thérapeutique.

    🗣️ 4. Parle à quelqu’un

    Pas ton ex.

    Pas ton chat.

    Pas ton sac de chips.

    Un être humain, un vrai.

    🛑 5. Donne-toi le droit d’être scrap

    Novembre est scrap.

    Le Québec est scrap.

    Les arbres sont scrap.

    Ton énergie est scrap.

    Ce n’est pas toi, c’est le mois.

    6. Mets des brillants

    Littéralement.

    Sur tes joues, ton manteau, ta mauvaise humeur.

    Les paillettes, c’est le duct tape de l’âme.

    ⚰️ 

     Le message final : “Novembre finit toujours par finir”

    Oui, novembre c’est dark.

    Oui, tu te sens comme un personnage secondaire dans un film triste qui se fait tuer dans la première demi-heure.

    Oui, t’as envie de t’enrouler dans une doudou et de dire :

    « Je ferme pour l’hiver. Revenez au printemps. »

    Mais t’es encore là.

    Encore sarcastique.

    Encore capable de rire, même si c’est un rire un peu nerveux, un peu fatigué, un peu « j’ai envie de m’enfuir dans le bois pis disparaître ».

    Et ça, c’est beau dans un sens tordu.

    Parce qu’un jour, bientôt, le soleil va rester debout plus que toi.

    Et tu vas sortir de ton état semi-légalement mort,

    comme un petit animal fatigué mais déterminé,

    avec du gloss, un foulard,

    et l’impression d’avoir survécu à quelque chose d’important.

    Spoiler : tu auras survécu à novembre.

    Et ça, c’est héroïque. ✨✨✨

  • (Texte non approuvé par Santé Canada, trop d’émotions, trop de caféine, risque élevé de fou rire nerveux)

    Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de l’homme de ma vie, l’homme de 55 ans, mais qui a encore l’air assez jeune pour que les gens se demandent :

    « Elle l’a pogné où, ce beau monsieur-là? »

    Pis moi je réponds dans ma tête :

    “Dans la section premium, évidemment.”

    Parce que oui, il a 55 ans…

    Mais le gars est encore full équipé, zéro rouille, pas un bruit de char louche quand il se lève le matin.

    Un modèle rare. Collector’s edition.

    Et surtout :

    L’homme qui a décidé de partager mon quotidien.

    MON quotidien.

    Celui d’une femme anxieuse version 4DX, avec son Dolby Atmos mental activé 24/7.

    Et ce héros-là, il a dit :

    — « Oui, je veux ça.

    Je veux elle.

    Avec les paillettes, la panique, les monologues dramatiques et les crises existentielles du jeudi soir. »

    Un homme. Un vrai.

    Un bénévole émotionnel.

    🤯🔥 Deux anxieux ensemble = un film catastrophe avec un soundtrack cute

    Là faut comprendre…

    On est pas juste anxieux.

    On est deux anxieux fusionnés, genre Power Rangers de la panique.

    Littéralement :

    Il dit “j’ai mal au ventre”,

    et moi je suis déjà en train de googler :

    “appendicite + 55 ans + urgence ou pas?”

    Je dis “j’ai une douleur bizarre dans l’épaule”,

    et lui il répond :

    “Fais-moi pas ça bébé, j’suis pas prêt pour ton testament.”

    On est deux cerveaux mal calibrés qui virent fou pour :

                      •               un pet de travers,

                      •               un bruit dans le mur,

                      •               un texto pas répondu en 7 minutes,

                      •               un grain de beauté qui n’a rien demandé,

                      •               un courriel de l’école qui commence par “Bonjour,” (danger).

    Mais malgré tout…

    On a une capacité magique à s’auto-calmer.

    Genre :

    — « Bébé, t’es pas en train de mourir. Tu fais juste être toi. »

    Et ça, ça guérit mieux qu’un Tylenol Ultra Force.

    💘🔥 Lui : 55 ans, zéro poussière, full amour

    Ce gars-là…

    Il est plus jeune que son âge,

    plus patient que la moyenne,

    plus tendre qu’un oreiller mémoire de forme.

    Et plus solide qu’un meuble IKEA monté par quelqu’un qui lit les instructions.

    Il me regarde paniquer pour des niaiseries,

    pis au lieu de sacrer son camp en courant comme le ferait tout être humain normal,

    il dit :

    — « On respire ensemble. Pis après, on rit de nous autres. »

    C’EST QUI QUI FAIT ÇA!?

    Un ange.

    Ou un gars qui m’aime vraiment trop.

    Ou les deux.

    💥😂 Notre relation : un mélange de chaos, d’amour pis de “ben voyons donc”

    On est le couple que tu regardes et tu te dis :

    “Comment ça fonctionne?”

    Mais ça fonctionne en tabarouette.

    Parce que :

                      •               on rit jusqu’à ne plus respirer,

                      •               on panique en duo comme des pros,

                      •               on se rassure comme si la vie dépendait de chaque câlin,

                      •               on exagère TOUT, mais on exagère ENSEMBLE,

                      •               on fait du drame, mais on finit collés.

    Il y a de quoi écrire une télésérie.

    Titre :

    “À deux, c’est moins catastrophique.”

    🎂✨ 55 ans de charme, 55 ans de vécu, 55 ans de cheveux encore bien placés

    Je te le jure :

    le gars est encore plus beau que bien des petits jeunes qui boivent du Monster pour avoir une personnalité.

    Il a du style, du charisme,

    pis quand il sourit…

    je me dis :

    “Oh damn, la chanceuse c’est MOI.”

    55 ans de vie,

    pis il me fait sentir aimée comme si j’étais sa première, sa dernière, sa préférée.

    💫🔥 Bref : j’ai un homme de 55 ans, anxieux, drôle, beau, solide… pis je l’aime comme une détraquée fonctionnelle.

    Notre amour, c’est pas parfait.

    C’est pas zen.

    C’est pas logique.

    C’est pas tranquille.

    C’est déglingué, intense, drôle, nerveux, explosif, tendre, bordélique, merveilleux.

    Comme nous.

    Et tu sais quoi?

    J’en voudrais pas un autre.

    Même pas en prime.

  • J’aime les enfants… mais PAS quand je punch mon shift au bar.🍻🍻

    Je vais commencer par une vérité universelle, un principe cosmique, une loi physique aussi solide que la gravité :

    Tu peux aimer les enfants profondément… et en même temps ne PAS vouloir les voir dans un bar.

    Ce n’est pas contradictoire.

    Ce n’est pas cruel.

    C’est juste la survie d’une femme qui a déjà donné tout le jus de cervelle qu’elle avait du lundi au vendredi.

    Parce que moi, j’arrive au bar de l’aréna après avoir fait 35 heures de contact rapproché avec des enfants.

    Pas 35 heures de job de bureau zen.

    Pas 35 heures de travail silencieux.

    Non.

    35 heures de sons non identifiés, de petites mains collantes, de conversations absurdes, de pleurs qui partent de nulle part et de situations corporelles qui nécessitent des gants en latex.

    Et quand je dis “j’aime les enfants”, je parle du vrai amour.

    Le genre de love qui te fait rester après ton shift pour consoler un petit cœur brisé parce qu’il a perdu son collant de Pat Patrouille.

    Le genre de love qui te fait rire même quand quelqu’un te montre un caillou comme si c’était un bijou de Cartier.

    Le genre de love où tu pourrais prendre une balle pour eux… mais pas un thé glacé renversé de plus.

    Mais cet amour-là, là…

    Il a une date de péremption quotidienne.

    Et elle arrive EXACTEMENT au moment où je mets un pied dans le bar de l’aréna.

    Parce qu’en théorie, le bar, c’est MON endroit d’adulte.

    Mon havre.

    Mon “safe space” rempli de hot-dogs vapeur un peu suspects et d’adultes épuisés qui veulent juste une boisson tiède et un moment de calme intérieur.

    Mais dans la vraie vie ?

    C’est devenu un spin-off de mon job.

    Une saison bonus que je n’ai JAMAIS commandé.

    Un épisode spécial de “Enfants en Liberté 2 : La Revanche du thé glacé”.

    Ils arrivent comme des petits Vikings de l’aréna.

    Pas méchants.

    Pas mal intentionnés.

    Juste…

    Enthousiastes à un niveau dangereux.

    Ils courent.

    Ils glissent.

    Ils crient comme si quelqu’un leur avait dit que le premier rendu au babyfoot gagne un rein gratuit.

    Ils se lancent dans la vie à pleine vitesse, et toi, t’es juste là, derrière ton comptoir, à regarder le tout comme si t’étais la directrice d’un hôpital psychiatrique en plein jour de congé.

    Et moi, je les aime tellement que je fais l’effort de respirer calmement.

    De sourire.

    D’être douce.

    De dire “non non, mon chou, ne touche pas à la machine à glace, ce n’est pas pour les mains”.

    Alors qu’en dedans, mon cerveau hurle :

    “C’EST L’ANTÉCHRIST CETTE MACHINE. ÉLOIGNE-TOI.”

    Et là, il y a le parent, le parent épuisé, qui ne comprend rien, qui te regarde comme si tu avais le BAC en “garde gratuite pendant que je jase avec le coach”.

    Le parent qui dit :

    “Ben là, il fait juste courir.”

    OUI.

    C’est ÇA, LE PROBLÈME.

    Le bar, ce n’est pas une piste d’athlétisme mini format.

    Le bar, c’est un endroit dangereux, glissant, brûlant, croustillant, collant, où littéralement TOUT peut faire mal.

    Pis pourtant…

    Je les aime.

    Je te jure, je les aime assez pour leur apprendre à mettre leurs bottes, à gérer leurs émotions, à pas manger la neige jaune, à ne pas lécher la poignée de porte.

    Je les aime assez pour rentrer chez nous avec un bout de pâte à modeler dans les cheveux sans poser de questions.

    Mais dans le bar ?

    Quand un 4 ans décide de s’asseoir par terre comme si c’était son salon, juste à côté d’un adulte qui tient un café tellement chaud qu’il pourrait retirer un tatouage ?

    Là…

    Mon amour ne suffit plus.

    Il est parti en vacances.

    Il a laissé un Post-it :

    “Je reviens demain matin. Bonne chance.”

    Je veux dire, à un moment donné, j’ai un dernier neurone qui s’accroche à la vie comme un chat qui glisse d’un sofa.

    Un neurone qui pleure doucement en disant :

    “Pas encore un enfant qui crie pour un gatorade bleue… je t’en supplie…”

    Mais même là, même dans le chaos, même dans le bruit, même dans les dégâts de lait au chocolat,

    je reste douce.

    Je reste correcte.

    Je reste fonctionnelle-ish.

    Parce que je les aime.

    Vraiment.

    Et aussi parce que je n’ai pas envie que quelqu’un filme ma déchéance mentale et que ça finisse sur TikTok avec le titre :

    “Quand une éducatrice atteint son point de rupture”.

    Alors oui.

    Je peux aimer les enfants et NE PAS vouloir les voir dans un bar.

    C’est normal.

    C’est sain.

    C’est littéralement le dernier rempart entre moi et l’Abbaye Saint-Benoît-du-Lac.

    Si un jour tu me vois figer derrière le comptoir, le regard vide, une main posée sur la machine de bière en fût…

    Ne t’inquiète pas.

    Je suis juste en train de me demander à quel moment exact j’ai accepté d’être entourée d’enfants 7 jours sur 7.

    Mais j’ai encore des paillettes.

    Fatiguées, oui.

    Tachées de sauce à hot-dog, peut-être.

    Mais vivantes.

    Et tant qu’elles tiennent…

    Je tiens aussi.

  • Depuis des années, moi et mon anxiété, on file une drôle d’histoire d’amour. Pas le genre passion fusion, non. Plutôt une relation toxique, du style “je te quitte / reviens je t’aime / j’ai mal au ventre”. Elle s’invite à table, dort dans mon lit et fait la déco de mon cerveau façon « chaos scandinave ». On a trouvé notre équilibre fragile : moi je respire, elle commente.

    Et voilà qu’en ce beau jeudi soir, mon corps a décidé de me servir un épisode inédit : les palpitations.

    Pas les petites, non. Les grosses. Celles qui te font dire : « Bon ben voilà, c’est maintenant que je décède. »

    Mon cœur s’est transformé en percussionniste hyperactif, genre concert de tambours africains sous Red Bull. Et moi, évidemment, j’analyse tout :

    “Est-ce mon cœur ? Mes poumons ? Mon âme qui essaie de sortir par la cage thoracique ?”

    Tout ça pendant que mon cerveau joue au narrateur dramatique :

    “C’est peut-être une arythmie cardiaque. Ou un infarctus silencieux. Ou juste toi, en train d’avoir une émotion, Isabelle.”

    Et là, tu te rappelles que depuis lundi, tu prends un nouveau médicament supposé empêcher ce genre de crise. EMPÊCHER, qu’ils disaient.

    Résultat : je suis en plein trip sensoriel interne pendant que la molécule, visiblement confuse, se demande de quel côté elle joue.

    Ajoutons à ça un petit détail croustillant : je prends une microdose d’un médicament utilisé pour traiter la schizophrénie. Juste ça. Une goutte de molécule anti-voix-dans-la-tête.

    Alors forcément, quand ton cœur fait des claquettes et que tu ressens ton cerveau vibrer comme une boule disco, tu te demandes :

    “Est-ce moi qui panique ou ma médication qui s’improvise DJ dans mon système nerveux ?”

    Et c’est là que le grand jeu commence : l’auto-surveillance de tout ce qui bouge dans ton corps.

    Je me suis retrouvée à écouter mon rythme cardiaque comme d’autres écoutent un podcast.

    J’ai pris mon pouls, vérifié mes lèvres dans le miroir (“elles sont bleues ? non juste sèches”), pris un verre d’eau, respiré, re-analysé, puis relancé Google pour la 183e fois avec les mots-clés “palpitations mort imminente médicament ou anxiété”.

    Le verdict : tout et rien.

    Pendant ce temps, Gustave, mon chat, m’observait du coin de l’œil avec son habituel jugement félin :

    “T’es pathétique, humaine. Respire, c’est juste ton cœur qui fait son cardio.”

    Et il n’a pas tort, le poilu. Parce que pendant que je m’imagine déjà aux urgences en robe de chambre, la réalité, c’est que mon corps s’ajuste. Le médicament fait son test.

    Et moi, comme toujours, je dramatise avec élégance.

    Ce qu’il y a de beau, si on peut dire, c’est qu’après la panique, y’a ce moment de lucidité — un peu fatigué, un peu tremblant — où tu réalises que t’es encore là. Que ton cœur bat fort, oui, mais qu’il bat. Que t’as survécu à une autre soirée d’anxiété à grand déploiement.

    Et qu’au fond, c’est un peu ça la vie avec une santé mentale en chantier : tu te fais peur, tu ris jaune, tu continues, pis tu t’endors en espérant que demain ton cerveau t’offre une pause café au lieu d’un feu d’artifice intérieur.

    Ce soir, j’ai choisi de ne pas aller mourir dans ma tête.

    J’ai mis une chandelle, respiré comme une fausse yogi et répété mon mantra :

    “Ce n’est pas la fin, c’est juste un mauvais remix de mon système nerveux.”

    Et si demain mon cœur décide encore de jouer les maracas, ben j’y mettrai un peu de brillant, un soupçon de sarcasme, et je danserai dessus.

    Parce que tant qu’à paniquer, autant que ça brille. ✨

  • Panique et Paillettes : Charge mentale, triple vie et Gustave le chat coach de survie

     ✨🏒📚☕

    Je suis fatiguée. Pas la fatigue cute de celle qui se règle avec un bain moussant et un verre de vin, non. Je parle de la fatigue de fond. Celle qui colle, celle qui t’habite, celle qui ne part pas même quand tu dors. Celle qui te fait te demander si ton oreiller est en plume ou en déni.

    Le matin, je suis éducatrice. Le soir, je travaille à l’aréna. Et quelque part entre les deux, j’essaie d’être étudiante universitaire.

    Trois rôles, un seul cerveau, zéro bouton “pause”.

    Je passe mes journées à gérer le monde des petits — leurs crises, leurs rires, leurs logiques douteuses (“je n’ai pas soif, j’ai juste besoin d’eau”) — puis mes soirées à gérer le monde des grands, bière à la main et nostalgie dans le regard.

    Et quand j’arrive enfin chez moi, entre les livres de cours et la vaisselle qui soupire d’abandon, j’essaie de me rappeler que j’existe aussi, moi, quelque part dans l’horaire.

    Mais la charge mentale, elle, ne punch pas sa carte.

    Elle travaille 24/7, sans pause-santé ni vacances payées.

    C’est elle qui me réveille la nuit pour me rappeler que j’ai un travail d’équipe à remettre, une brassée à laver et une vie à organiser. C’est elle qui me souffle :

    “Tu devrais en faire plus.”

    Même quand j’en fais déjà trop.

    Et pendant ce temps, Gustave — mon coach de vie poilu — me regarde d’un air de dédain moelleux.

    Il s’étire, se roule en boule et me juge silencieusement comme un psy payé en croquettes.

    Il ne comprend pas pourquoi je cours partout alors que la vie, clairement, c’est manger, dormir et faire la sieste sur le linge propre.

    “Relax, humaine, tu n’es pas si importante.”

    Merci, Gustave. Toujours les bons mots au bon moment.

    Je ne suis pas malheureuse, juste… épuisée d’exister à haute intensité.

    Épuisée de vouloir tout bien faire. De performer. De sourire quand je voudrais juste m’éteindre un instant.

    De jongler avec mes trois vies comme si j’étais née avec un mode “multitâche” intégré.

    Mais malgré tout, je tiens. Je tiens parce que quelque part, j’aime ce que je fais.

    J’aime les rires d’enfants qui me rappellent que le monde n’est pas toujours si sérieux.

    J’aime l’aréna, le bruit, l’ambiance, la camaraderie.

    J’aime apprendre, même si je lis mes notes les yeux mi-clos.

    Et surtout, j’aime croire qu’un jour, je vais être bien. Pas “wow, je suis en contrôle de tout”, juste bien.

    Ce jour-là, je me lèverai sans soupirer.

    Je prendrai un vrai café chaud.

    Je regarderai Gustave dormir et je me dirai :

    “Bon… on dirait que la tête est un peu plus légère ce matin.”

    Ce jour-là, peut-être, je ne serai plus en mode survie.

    Mais en attendant, je mets un peu de paillettes sur ma fatigue et je continue d’avancer.

    Parce que même quand je suis à bout, je reste brillante.

    ✨ Panique, paillettes, trois vies, un chat sarcastique et une humaine qui s’accroche à son bien-être comme à sa dernière gorgée de café.

  • 💔✨ 

    Panique et Paillettes — Pour moi, y’a pas de zone grise

    🎭 

    Tout ou rien, toujours.

    Je suis fatiguée. Pas un petit “je dors mal depuis deux nuits” — non. Fatiguée du cœur, du mental, de devoir vouloir trop fort.

    J’aimerais être cette fille zen qui laisse couler, qui dit “ça va passer”.

    Spoiler : je ne la serai jamais.

    Moi, je ressens tout, tout le temps.

    Quand je suis heureuse, je veux l’écrire, le partager, l’encadrer.

    Quand je suis déçue, ça m’habite comme une symphonie dramatique.

    Je ne fais rien à moitié. Et ça, c’est beau sur papier… mais dans la vraie vie, c’est épuisant.

    Depuis des mois, j’ai l’impression de courir après quelque chose d’invisible.

    Pas un rêve flou, pas une illusion — juste une vie qui me ressemble.

    Mais chaque fois que je tends la main, la vie me rajoute un détour, un obstacle, une petite claque d’humilité.

    Pendant que d’autres semblent flotter vers leurs objectifs, moi je nage à contre-courant avec une bouée qui fuit.

    💅 

    Pas d’entre-deux, pas de compromis vides.

    Je ne sais pas faire dans le tiède.

    Je ne reste pas “par dépit”.

    Je ne me contente pas de “c’est déjà ça”.

    Si j’y crois, j’y vais. Si j’y crois plus, je décroche.

    Pas de zone grise, pas de “on verra”.

    Et le pire, c’est que j’assume ça complètement.

    Je sais que je suis exigeante, émotive, passionnée, parfois intense au point d’être fatiguante — même pour moi.

    Mais au moins, je suis vraie.

    Quand je pleure, c’est sincère. Quand je parle, c’est du fond du ventre.

    Et oui, ça veut dire que parfois je m’effondre un peu trop souvent dans ma voiture avec mon café froid.

    Mais ça veut aussi dire que quand j’aime, quand je ris, quand je vis quelque chose de beau… c’est vibrant, entier, sans calcul.

    💕 

    Et dans tout ça, l’amour est parfait.

    Paradoxalement, ma relation amoureuse est la seule chose simple dans tout ce chaos.

    Pas de drame, pas de doute, pas de “faut qu’on parle”.

    C’est doux, stable, réel.

    C’est mon point d’ancrage, la petite bulle tranquille où je peux respirer entre deux vagues d’émotions.

    Je peux tout remettre en question — mon travail, mes projets, mes choix — mais jamais nous.

    Et ça, ça vaut de l’or.

    🐾 

    Le spectateur félin de ma vie.

    Gustave, lui, observe.

    Il me regarde pleurer, philosopher, rager, écrire, recommencer.

    Il a ce regard blasé du genre :

    “Encore une saison de ‘Elle cherche le sens de sa vie’. On va se rendre à la saison 8 sans conclusion, je le sens.”

    Et il n’a pas tort.

    Parce que oui, je vis tout haut. J’analyse trop. Je dramatise un peu.

    Mais je ne fais pas semblant.

    🧠 

    La fatigue d’espérer fort.

    Je suis épuisée, mais pas vide.

    Juste pleine d’émotions en transit.

    Je veux comprendre, avancer, faire mieux. Et j’ai l’impression que chaque petite victoire me coûte un bras émotionnel.

    Pendant que d’autres reçoivent sans effort, moi je me bats pour des miettes.

    Mais tu sais quoi ? Ces miettes-là, je les savoure. Parce qu’elles sont à moi. Parce que je les ai méritées.

    Et même si j’aimerais parfois que la vie soit plus douce, je préfère encore me battre pour quelque chose de vrai que flotter dans quelque chose de creux.

     

    Toujours brillante, même cabossée.

    Je ne suis pas une victime.

    Je suis une femme entière, fatiguée, lucide, mais fondamentalement positive.

    Je pleure, je râle, je doute — puis je me relève, avec un sarcasme bien aiguisé et un peu de gloss sur les lèvres.

    Je ne veux pas une vie tiède.

    Je veux du vrai, du fort, du ressenti.

    Et tant pis si ça me coûte quelques larmes et deux ou trois couches de mascara.

    Parce que moi, même quand je suis à bout, je reste debout.

    Et même quand mes paillettes tombent un peu, il en reste toujours assez pour briller dans le noir.

    🌷 

    Conclusion provisoire (mais sincère)

    Oui, je suis fatiguée.

    Oui, j’en ai marre de recommencer.

    Mais non, je ne lâcherai pas.

    Je continuerai à vouloir trop, à rêver grand, à m’attacher fort.

    Parce que c’est ça, être vivante.

    Et si un jour on me reproche d’en faire trop, je répondrai juste :

    “Au moins, moi, j’ai tout vécu.”

    Alors je respire, je ris un peu de moi-même,

    je flatte mon chat,

    je dis merci à la vie (même si elle est chiante),

    et je continue.

    Parce qu’au fond, je ne suis pas fatiguée de vivre.

    Je suis juste fatiguée d’être passionnée dans un monde qui s’en fout.

    Mais heureusement, moi, j’me fous pas.

    Et c’est ça, ma vraie victoire. 💋✨

  • Acte I — Le drame commence dans l’estomac

    Je te jure, si la nausée était une personne, ce serait une vieille connaissance envahissante.

    Le genre qui débarque chez toi sans prévenir, sans vin, sans excuses

    et qui t’annonce qu’elle compte rester « juste un petit moment ».

    Malheureusement elle finit par squatter ton canapé émotionnel pendant trois jours.

    Parce que oui, moi et la nausée, on se connaît trop bien.

    Ce n’est pas la petite nausée mignonne du lendemain de veille ou celle d’un sushi douteux.

    Non. C’est la nausée anxieuse, la grande, la noble, la persistante —

    celle qui te monte du fond de l’âme comme une vague de panique

    aromatisée à la bile existentielle.

    Ça commence souvent le matin, sans raison logique.

    J’ouvre les yeux, je respire, et déjà je sens que mon estomac a décidé de manifester contre quelque chose.

    Contre quoi ? Aucune idée. Peut-être contre la vie moderne.

    Peut-être contre mes pensées qui tournent en boucle.

    Peut-être juste contre le fait d’exister avant le deuxième café.

    Mais c’est là.

    Cette sensation sourde et insistante de trop-plein, comme si mon corps voulait me crier :

    « Tu t’obstines à tout garder à l’intérieur ? Parfait. Je vais te le faire sentir. »

    Et là, bam. Nausée.

    La grande, la belle, l’indomptable.

    Acte II — Le cabaret de l’angoisse

    C’est un malaise tellement envahissant que t’as même pas besoin de stress réel pour le déclencher.

    Un message mal interprété ? Nausée.

    Un appel inconnu sur mon téléphone ? Nausée.

    Une pensée intrusive à propos du futur ? Double portion de nausée, avec extra palpitations.

    Et quand je dis “nausée”, je ne parle pas juste du ventre.

    Je parle de la tête qui tourne, du cœur qui cogne, du souffle qui s’éparpille,

    du goût de métal dans la bouche et de la panique dans le regard.

    C’est ce moment précis où tu te demandes si tu vas vomir ou juste t’évanouir dans un halo de honte et de sueur.

    Tout ça pendant que t’essaies de sourire et de chanter la comptine du jour

    avec dix sept petits humains surexcités qui te tirent sur les manches.

    Et pendant que j’essaie de survivre avec élégance,

    Gustave, mon chat noir à l’air de psy cynique, m’observe depuis le canapé.

    Lui, c’est la paix incarnée.

    Il baille.

    Il juge.

    — Encore un épisode ? Sérieusement ?

    Oui, Gustave. Encore.

    Parce que moi, contrairement à toi, je ne peux pas juste dormir vingt heures par jour

    sans me soucier de mes émotions, de mes factures et du chaos mondial.

    Acte III — La diva et son estomac fragile

    Je devrais être habituée à la nausée, à force.

    C’est pratiquement devenu ma coloc.

    On se croise le matin, elle me salue gentiment :

    « Salut ma belle, t’as bien dormi ? J’espère que non

    parce que j’ai prévu te faire douter de tout ton système nerveux avant 9 h. »

    Et moi, toujours polie :

    « Oh super, j’vais encore vivre ma journée comme si j’étais enceinte de l’angoisse. »

    C’est glamour comme pas deux.

    T’as le teint de porcelaine (pâle, sans le côté luxueux), la bouche sèche

    et les pensées qui tournent comme un cycle de lavage sans fin.

    Tu veux manger, ton estomac dit non.

    Tu veux dormir, ton cerveau dit : et si t’étais malade pour vrai ?

    Et voilà.

    Le duo infernal : anxiété et gastrite émotionnelle, main dans la main,

    prêtes à ruiner ta journée — avec un soupçon de sarcasme, évidemment.

    Je respire (façon yoga de survie).

    Je bois de l’eau (mon ventre fait “non merci”).

    Je me couche, je me relève, je scroll sur TikTok en cherchant

    quelqu’un d’autre qui a vomi métaphoriquement avant moi.

    Et puis, sans prévenir, la nausée s’en va.

    Pas parce que j’ai trouvé la paix intérieure

    mais parce que mon système nerveux est épuisé de faire la drama queen.

    Elle s’éclipse comme une ex toxique : sans message, sans excuses, sans clôture.

    Acte IV — La renaissance de la survivante (avec mascara waterproof)

    Je me regarde dans le miroir.

    Cernes deluxe, teint blême, mais sourire digne.

    Je remets un peu de mascara,

    parce que si je dois sombrer dans la fragilité,

    autant le faire avec des cils parfaits.

    Je me verse un café — décaféiné, évidemment —

    et je me répète mon mantra de survivante sarcastique :

    « Oui, j’ai la nausée. Oui, je suis fatiguée.

    Mais bordel, je suis encore debout. Et franchement, j’ai déjà eu pire. »

    Parce qu’au fond, c’est ça ma vie :

    un mélange de panique chronique, de dignité cosmétique

    et de lucidité ironique.

    Je ris, nerveusement, mais je ris quand même.

    Parce qu’à force de tout craindre,

    il reste plus qu’à en rire.

    Épilogue — Quand le corps parle plus fort que la tête

    Quand la nausée s’en va, il reste toujours un drôle de silence.

    Pas un silence de paix, non — un silence de vide.

    Comme après une longue tempête où tu n’entends plus que ton souffle,

    et le bruit de ton cœur qui vérifie s’il peut enfin se calmer.

    C’est là que je comprends que mon corps ne m’en veut pas.

    Il veut juste être entendu.

    Chaque haut-le-cœur, chaque serrement, chaque frisson,

    c’est une lettre qu’il m’envoie pour dire :

    « Tu tires trop. Tu fais semblant d’aller bien trop souvent. Tu portes tout, tout le temps. »

    Alors j’essaie d’écouter. Juste un peu.

    Je me fais du thé (que je bois à moitié, parce que j’ai encore le ventre fragile).

    Je regarde la lumière passer à travers les rideaux.

    Je respire lentement, pas pour chasser l’angoisse

    mais pour lui dire :

    « Ok, t’as gagné. Je t’entends. »

    Et dans ce petit moment suspendu, quelque chose s’apaise.

    Pas totalement, mais juste assez.

    Assez pour me rappeler que je ne suis pas qu’un corps en crise.

    Je suis une humaine qui essaie.

    Une fille qui panique, mais qui brille quand même.

    Une éducatrice, une amoureuse, une survivante du quotidien.

    Une âme qui digère mal la vie

    mais qui, chaque jour, trouve encore la force de la goûter.

    Alors oui, parfois, j’ai la nausée du monde, du bruit, des attentes, de moi-même.

    Mais le soir, quand tout se calme, je me dis que c’est peut-être juste ça, être vivante :

    ressentir un peu trop, aimer un peu fort,

    avoir mal au cœur pour rien

    et recommencer demain,

    avec un soupçon de mascara et un brin d’espoir indigeste.

    ✨ Panique, paillettes et digestion lente du chaos intérieur. ✨