Il y a quelques semaines, j’étais encore une femme structurée.
Cohérente.
Stable émotionnellement.
Le hockey ?
Un sport froid, bruyant, où des hommes patinent très vite après une rondelle pendant que moi je me demande pourquoi quelqu’un choisirait volontairement de passer sa soirée dans un aréna qui sent le caoutchouc et la tuque mouillée.
Pas mon univers.
Moi je suis plus vin blanc, lumière douce, discussions existentielles et paillettes stratégiques.
Mais visiblement, la vie — qui aime me regarder perdre ma dignité avec un certain style — a décidé de me faire vivre une dérive hockeyistique très suspecte.
Parce que tranquillement…
Je me suis mise à écouter quand il en parle.
Au début je faisais semblant de comprendre.
Un petit hochement de tête.
Un « ah ouin ».
Un regard intelligent.
La base.
Mais là, ça a dégénéré.
Je pose des questions.
Je comprends des affaires.
Je suis la puck.
Moi.
La femme qui, il y a un mois, aurait regardé la glace 20 secondes avant de retourner à des sujets beaucoup plus sérieux comme le vin blanc ou le chaos émotionnel de la vie.
Et pire encore…
Je commence à réaliser quelque chose de profondément troublant.
C’est quand même impressionnant.
Parce que si on analyse la situation deux secondes, ces hommes sont littéralement en train de glisser à toute vitesse sur de la glace avec des couteaux attachés aux pieds.
Des.
Couteaux.
Et eux sont là… parfaitement à l’aise… à accélérer, freiner, tourner, foncer dans les coins comme si c’était la chose la plus normale du monde.
Moi je peux déjà perdre l’équilibre sur un tapis droit avec des bas ou même me couper avec un couteau à beurre!!! (Fait vécu)
Alors oui… il faut admettre que ça force un certain respect.
Mais évidemment, quand lui embarque sur la glace…
Mon niveau d’analyse sportive devient soudainement très… flexible.
Parce que ce n’est plus juste un joueur de hockey.
C’est un homme qui glisse sur des couteaux avec beaucoup trop d’assurance, et moi je suis là à me dire :
Bon… clairement je suis en train de perdre le contrôle de ma vie.
Et le moment le plus inquiétant dans toute cette histoire est arrivé.
Celui où je me suis surprise à penser :
« Je pourrais peut-être aller le voir jouer. »
Oui.
Moi.
La femme qui considère que l’hiver est une agression personnelle contre son confort et son look !!
La femme qui négocie chaque sortie extérieure comme si on lui proposait une mission en Arctique.
Et là…
Je suis prête à aller me geler les belles fesses dans un aréna pour regarder un homme patiner après une rondelle.
Si on m’avait dit ça il y a quelques semaines, j’aurais ri.
Un rire long.
Sarcastique.
Le rire d’une femme convaincue qu’elle garde encore un certain contrôle sur ses décisions de vie.
Mais visiblement…
Ce contrôle a quitté le bâtiment.
Parce que la vérité, ce n’est pas le hockey.
C’est lui.
C’est son sourire.
C’est l’énergie qu’il a sur la glace.
C’est la petite fierté dans ses yeux…
Et moi, dans toute ma dignité très relative, je suis rendue à planifier mentalement :
Tuque.
Manteau.
Deux paires de bas.
Probablement une stratégie complète de survie thermique.
Tout ça pour regarder un homme glisser sur des couteaux avec confiance pendant que moi je fais semblant de comprendre les jeux.
Franchement.
Dans l’univers déjà très intense de Panique et Paillettes, je m’attendais à plusieurs choses.
Tomber amoureuse.
Avoir des papillons.
Faire des choix un peu irrationnels.
Mais finir par admirer un gars qui patine sur des couteaux dans un frigo géant ?
Ça…
C’est vraiment un niveau de ridicule que je n’avais pas anticipé.
Et pourtant…
Me voilà.
Avec mes paillettes, mes papillons…
Et possiblement les fesses gelées dans un aréna très bientôt.
Honnêtement…
Fréquenter un joueur de hockey est clairement une expérience légèrement humiliante. 🏒✨🥂
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