Selon des sources absolument pas fiables mais très brillantes, l’hiver est en fait un ancien dieu météo renvoyé d’un cabaret cosmique pour abus de machine à vent.
Il flotte au-dessus du Québec en manteau de fourrure de nuages recyclés, en disant :
« Aujourd’hui… je choisis le chaos. »
Pendant ce temps-là, moi, simple mortelle glamour, j’essaie de sortir mes vidanges.
J’ouvre la porte.
Le froid entre.
Mon âme sort.
On se croise dans le cadre de porte.
Elle me fait un thumbs up triste.
Mon nez s’est transformé en phare de brume.
Mes mains sont maintenant classées patrimoine congelé.
Mes pieds ont atteint un niveau spirituel où ils ne ressentent plus rien, incluant l’espoir.
Le vent hier m’a parlé.
Il m’a dit :
« Mets une tuque. »
J’en portais déjà deux.
Il a ri.
Puis il m’a volé 30% de mon hydratation faciale.
Le sol n’est plus du sol.
C’est un buffet libre de trahison.
Un trampoline de regrets.
Un tapis roulant vers l’humiliation publique.
J’ai glissé lentement, avec grâce, comme un cygne dépressif.
Un monsieur m’a regardée.
On a partagé un moment de compréhension silencieuse.
Pendant ce temps, dans une autre dimension…
Il existe un univers où :
Les gougounes poussent dans les arbres.
Le vino blanc coule dans des fontaines publiques.
Le soleil high-five les gens.
Les petits tops sont protégés par l’ONU.
Moi j’essaie juste de survivre ici, emballée comme un reste de dinde émotionnel.
Même Gus a évolué en créature mystique.
Il flotte maintenant à 3 cm du sol.
Il me regarde et dit, par télépathie :
« Tu aurais dû investir dans un climat tropical en 2008. »
Je suis rendue à ce niveau mental :
Je regarde la météo comme si c’était un thriller psychologique.
Je regarde les degrés monter comme si c’était la bourse.
+1 degré = euphorie.
+3 degrés = planification terrasse.
+6 degrés = je commence à googler “sandales”.
Mais le JOUR.
LE JOUR COSMIQUE.
Où il va faire 10 degrés.
Je vais sortir.
Les portes vont s’ouvrir seules.
Des colombes vont probablement voler (confuses mais présentes).
Je vais être :
En gougounes avec des paillettes.
En petit top avec une aura énergétique.
Avec un café glacé sacré.
Avec une confiance qui frôle le délire.
Les gens vont dire :
« C’est trop tôt. »
Moi je vais dire :
« J’ai vu l’hiver dans les yeux. Je n’ai plus peur. »
Pis si je tombe malade ?
Fine.
Mais je vais être malade en terrasse.
Avec style.
Avec dignité.
Avec du gloss.
Parce que je suis :
✨ une survivante météorologique
✨ une reine du sarcasme thermique
✨ une créature faite de lip gloss, de déni et de vino blanc
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