2025, c’est l’année où j’ai appris que la vie n’en a absolument rien à foutre de ton agenda, de tes plans, ni de ton illusion de stabilité mentale.
Rien.
Zéro.
Nada.
Ça commence doucement, comme toutes les esties de mauvaises années.
Un petit malaise.
Une fatigue qui colle.
Un cerveau qui grince.
Pis toi, fidèle au poste :
« Bah, ça va passer. »
NON.
Ça ne passe pas.
Ça s’accumule.
Pis un matin, ton corps te crisse un arrêt de travail dans la face comme un avis d’expulsion émotionnelle.
Arrêt.
Net.
Sans vote.
Sans appel.
Moi, l’anxieuse fonctionnelle, performante, qui tenait tout avec du tape et de la mauvaise volonté ?
Disqualifiée.
Merci, bonsoir.
Après ça, évidemment, changement de médication.
La période où tu ne sais plus si tu es toi-même, une version discount de toi-même, ou une entité flottante sans émotion stable.
Tu pleures.
Tu ris.
Tu t’en câlisses.
Tu paniques.
Parfois tout dans la même heure.
Tu passes ton temps à analyser si ce que tu ressens est réel ou chimique.
Spoiler : tu ne sauras jamais.
Bienvenue dans le club.
Et comme si ce n’était pas assez, BOOM 💥
Opération, Ernie mon fils adoptif…
Parce que tant qu’à être vulnérable, aussi bien être couchée à moitié nue sous des lumières trop blanches, entourée de gens qui te voient littéralement de l’intérieur.
La dignité?
Laisse ça dans le bac avec tes vêtements.
C’est là que tu réalises que t’es forte, oui… mais ça se passe très ordinairement.
J’ai mal et je suis surtout épuisée.
Arrive l’été.
L’été calissement surestimé. Mon quotidien au CLSC !!!
L’été des autres.
Celui où tout le monde a l’air heureux pendant que toi tu comptes tes bonnes journées comme des coupons rabais.
Moi, j’ai passé l’été sur le cul.
Pas relax.
Pas cute.
Sur le cul genre :
— si je fais une affaire aujourd’hui, je paye demain
— si je souris trop, je crash
— si je parle de comment je vais vraiment, ça devient lourd
Faque tu fermes ta gueule.
Tu t’adaptes.
Encore.
2025, c’est l’année où j’ai appris que l’adaptation, c’est violent.
C’est un deuil constant.
De ce que tu étais.
De ce que tu pensais être.
De ce que tu pensais pouvoir encaisser.
C’est arrêter de te reconnaître dans le miroir.
C’est te sentir inutile, lente, fragile…
pis te haïr un peu pour ça.
Mais attends.
Parce que c’est là que l’année a décidé de faire sa crisse de twist.
Au milieu du bordel, il y a eu du familial.
Pas annoncé.
Pas planifié.
Pas accompagné d’un discours émouvant.
Juste… là.
Des présences qui ne posaient pas trop de questions.
Des gestes qui disaient je suis là sans faire de bruit.
Un soutien imparfait, mais réel.
Le genre qui te surprend parce que tu ne l’attendais plus.
Pis ça, honnêtement…
ça m’a déstabilisée plus que le reste.
Parce que quand tu es habituée à tout gérer toute seule,
recevoir sans te battre,
sans expliquer,
sans te justifier…
ça fesse.
2025 m’a appris que je ne contrôle rien.
Que mon corps a toujours le dernier mot.
Que l’anxiété est une bitch créative.
Mais aussi que, parfois, la vie te donne un break quand tu ne regardes plus.
Cette année m’a décrissée.
Mais elle m’a aussi clarifiée.
Je tolère moins.
Je fais moins semblant.
Je m’excuse moins d’exister comme je suis.
Panique et Paillettes, version 2025, ce n’est pas des feux d’artifice.
C’est des cicatrices, de la fatigue, de l’humour noir pour survivre…
pis des petites paillettes inattendues qui brillent juste assez pour pas lâcher.
Ce n’était pas une belle année.
Mais c’était une vraie.
Pis calvaire…
je suis encore debout.
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