On est en décembre.
Le mois des sapins, des biscuits, des lumières…
ET DES DÉCISIONS IRRATIONNELLES QUI FONT TREMBLER LA SOCIÉTÉ.
Et moi ?
Moi je suis là, toute festive, toute brillante, toute dans l’esprit des Fêtes, qui annonce :
« Dans un mois et demi, en plein FÉVRIER, je déménage. »
Oui.
J’ai choisi la période où tout le monde abandonne mentalement.
Je suis une pionnière du chaos.
Pendant que les autres commandent des pyjamas de Noël, moi je magasine des boîtes et je fais des listes de choses à emballer.
Pendant que les gens pensent à leur tourtière, moi je pense :
« Comment je vais transporter ma plante sans qu’elle meure de froid ? »
Pendant que la neige tombe doucement, moi je compte les jours avant de faire du CrossFit involontaire avec mes meubles.
Et l’Homme, évidemment, toujours trop calme pour être légal :
— « On a le temps, pitounne . »
LE TEMPS ?
On est en décembre.
Décembre passe plus vite qu’un chèque de paye.
JE SUIS DÉJÀ EN MODE PANIQUE MENTALE.
Parce que là, c’est l’étape la plus dangereuse :
la préparation.
Tu penses que t’es correct.
Tu penses que t’es en avance.
Tu penses que tu vas tout faire tranquillement.
Pis soudain, tu te réveilles à 3h du matin avec :
— « OH NON JE N’AI PAS DE RUBAN ADHÉSIF. »
Et au milieu de cette organisation douteuse,
y’a GUSTAVE, juge professionnel,
assis sur une boîte VIDE (il s’entraîne),
qui me regarde emballer des trucs de Noël comme si j’étais un clown en tournée.
Il sait.
Il sent.
Il observe.
Son âme féline murmure :
« Dans un mois et demi, elle va détruire mon territoire. Je dois me préparer mentalement. »
Et moi, évidemment, je suis déjà dans la dramatisation absolue :
— « En février, je vais glisser dans l’entrée. »
— « En février, mon mascara va geler. »
— « En février, je vais regretter ma vie mais trop tard, j’aurai les clés. »
Parce que ce déménagement-là…
Je le vis déjà dans ma tête.
Je vis l’anticipation du chaos.
Je suis déjà dans une version bêta du stress, une mise à jour préliminaire de mon anxiété saisonnière.
Mais malgré ça,
malgré décembre qui me glisse des paillettes dans les yeux et de la panique dans le cœur,
malgré février qui m’attend en embuscade,
malgré Gustave qui juge et l’Homme qui reste zen…
Je sens qu’on s’en va vers quelque chose de beau.
De drôle.
De complètement déjanté.
De très Panique et Paillettes.
Bref :
On est en décembre.
Je déménage dans un mois et demi.
Je suis déjà en train de paniquer pour des boîtes qui ne sont même pas encore assemblées.
Le couple est prêt.
Le chat est en déni.
Et moi ?
Ben je navigue entre excitation, sarcasme et hystérie festive.
Ça va être ICONIQUE. ❄️💅✨
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