Novembre, le mois où même la lumière tombe dans les abonnés absents✨
Bienvenue dans ce nouveau chapitre de Panique & Paillettes, aussi appelé : le guide de survie du mois où tout le monde tombe en décomposition émotionnelle.
Novembre n’est pas un mois.
C’est un test de résistance psychologique que personne n’a demandé.
Une escape room sans issue.
Une version longue de la scène de pluie dans n’importe quel film triste, mais étirée sur 30 jours.
Et toi, t’es là, dans ton petit manteau qui sent déjà l’humidité, essayant de rester humaine pendant que ton cerveau est en train de tenter un désabonnement silencieux de la vie.
🌑
Novembre, ce n’est pas une saison : c’est une maladie mentale atmosphérique
Le ciel devient gris.
Le sol devient gris.
Ton âme devient gris foncé, Pantone 546-C, édition limitée « breakdown ».
Tu te lèves : il fait noir.
Tu fais ton café : il fait noir.
Tu vas travailler : il fait un peu moins noir, mais juste assez pour te rappeler que le soleil existe encore pour les gens en Floride.
Et puis tu arrives chez toi…
Et tu réalises que ta motivation, elle, a décidé de prendre un congé sans solde.
Tu vis dans un état constant de semi-lucidité humide.
Comme si t’étais coincée dans une chambre froide, mais émotionnelle.
Ton énergie descend plus vite que ta batterie de téléphone quand il fait -20.
🕳️
Le duo anxiété + dépression saisonnière : deux clowns maléfiques dans ta tête
Ton anxiété est hyperactive, prête à paniquer pour n’importe quoi :
« Et si on perd notre job ?
Et si on meurt ?
Et si quelqu’un regarde nos stories pis pense qu’on est plate ? »
Pendant que ta dépression saisonnière, elle, parle comme une grand-mère blasée sur le bord de la mort :
« On pourrait… ne rien faire.
Toute la journée.
Pis mourir un peu à l’intérieur. Ça ne change rien pour personne. »
Alors te voilà, prise dans une bataille mentale où tu veux :
- Tout accomplir,
- Mais t’as aucune énergie,
- Et tu te sens coupable de tout,
- Mais tu n’arrives pas à te lever,
- Tout en stressant de ne rien faire,
- Tout en pleurant parce que ta toast est tombée sur le mauvais côté.
Ce n’est pas une émotion.
C’est une possession démoniaque de novembre.
💀
Les symptômes : version honnête, version sombre, version « ce n’est pas cute »
Les professionnels disent « fatigue », mais ce qu’ils veulent dire, c’est :
👉 tu pourrais t’endormir debout, en plein milieu d’une conversation avec quelqu’un qui t’explique son nouveau régime keto.
Ils disent « humeur basse », mais c’est :
👉 pleurer parce que quelqu’un t’a demandé si ça allait et que t’as détesté son ton.
Ils disent « ralentissement psychomoteur », mais c’est :
👉 marcher comme si tu venais de survivre à une apocalypse zombie émotionnelle.
Ils disent « perte d’intérêt », mais c’est :
👉 t’es devenue allergique à la joie.
Le fun te répugne.
La motivation t’écoeure.
Si quelqu’un propose une activité, tu veux l’assassiner (verbalement) puis faire une sieste.
Et mon préféré :
La perte de libido.
Évidemment.
Parce que si la lumière du jour ne trouve même plus ton corps, imagine quelqu’un d’autre.
🪦
Les mini victoires : parce que viser bas, c’est viser juste
En novembre, on oublie les grandes ambitions.
On fonctionne à petite échelle. Microscopique.
Voici des accomplissements valides, certifiés Panique & Paillettes :
- Tu t’es lavée. Même si c’était juste les aisselles.
- T’as plié un vêtement (ou tu l’as regardé trop longtemps pour finalement l’abandonner).
- T’as mangé un fruit. Pas mûr, mais quand même.
- Tu t’es rendue au travail sans envisager un changement de nom et de pays.
- T’as arrêté de scroller ton téléphone pendant 11 secondes.
- Tu as survécu à une conversation small talk sans dire « je veux mourir ».
- T’as bu de l’eau. Une gorgée. Dans une journée. Mais c’est de l’eau pareil.
Bravo, championne.
Tu fais des miracles dans le chaos.
🔦
Conseils de survie (dark, mais vrais)
Voici les seules stratégies valables pour novembre.
Des vraies. Pas des affaires Pinterest.
🕯️ 1. Fais de la lumière
Ouvre une lampe.
Une fenêtre.
Allume un feu.
Pose un miroir pour réfléchir ton dernier neurone encore vivant.
N’importe quoi.
🐌 2. Bouge un peu
Pas pour être en shape.
Pour rappeler à ton corps que t’es pas morte. Encore.
🍲 3. Mange quelque chose qui a vu la lumière du jour
Un légume.
Oui, je sais.
Rentre-le dans ta bouche.
C’est thérapeutique.
🗣️ 4. Parle à quelqu’un
Pas ton ex.
Pas ton chat.
Pas ton sac de chips.
Un être humain, un vrai.
🛑 5. Donne-toi le droit d’être scrap
Novembre est scrap.
Le Québec est scrap.
Les arbres sont scrap.
Ton énergie est scrap.
Ce n’est pas toi, c’est le mois.
✨ 6. Mets des brillants
Littéralement.
Sur tes joues, ton manteau, ta mauvaise humeur.
Les paillettes, c’est le duct tape de l’âme.
⚰️
Le message final : “Novembre finit toujours par finir”
Oui, novembre c’est dark.
Oui, tu te sens comme un personnage secondaire dans un film triste qui se fait tuer dans la première demi-heure.
Oui, t’as envie de t’enrouler dans une doudou et de dire :
« Je ferme pour l’hiver. Revenez au printemps. »
Mais t’es encore là.
Encore sarcastique.
Encore capable de rire, même si c’est un rire un peu nerveux, un peu fatigué, un peu « j’ai envie de m’enfuir dans le bois pis disparaître ».
Et ça, c’est beau dans un sens tordu.
Parce qu’un jour, bientôt, le soleil va rester debout plus que toi.
Et tu vas sortir de ton état semi-légalement mort,
comme un petit animal fatigué mais déterminé,
avec du gloss, un foulard,
et l’impression d’avoir survécu à quelque chose d’important.
Spoiler : tu auras survécu à novembre.
Et ça, c’est héroïque. ✨✨✨
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