Panique et Paillettes : Charge mentale, triple vie et Gustave le chat coach de survie

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Je suis fatiguée. Pas la fatigue cute de celle qui se règle avec un bain moussant et un verre de vin, non. Je parle de la fatigue de fond. Celle qui colle, celle qui t’habite, celle qui ne part pas même quand tu dors. Celle qui te fait te demander si ton oreiller est en plume ou en déni.

Le matin, je suis éducatrice. Le soir, je travaille à l’aréna. Et quelque part entre les deux, j’essaie d’être étudiante universitaire.

Trois rôles, un seul cerveau, zéro bouton “pause”.

Je passe mes journées à gérer le monde des petits — leurs crises, leurs rires, leurs logiques douteuses (“je n’ai pas soif, j’ai juste besoin d’eau”) — puis mes soirées à gérer le monde des grands, bière à la main et nostalgie dans le regard.

Et quand j’arrive enfin chez moi, entre les livres de cours et la vaisselle qui soupire d’abandon, j’essaie de me rappeler que j’existe aussi, moi, quelque part dans l’horaire.

Mais la charge mentale, elle, ne punch pas sa carte.

Elle travaille 24/7, sans pause-santé ni vacances payées.

C’est elle qui me réveille la nuit pour me rappeler que j’ai un travail d’équipe à remettre, une brassée à laver et une vie à organiser. C’est elle qui me souffle :

“Tu devrais en faire plus.”

Même quand j’en fais déjà trop.

Et pendant ce temps, Gustave — mon coach de vie poilu — me regarde d’un air de dédain moelleux.

Il s’étire, se roule en boule et me juge silencieusement comme un psy payé en croquettes.

Il ne comprend pas pourquoi je cours partout alors que la vie, clairement, c’est manger, dormir et faire la sieste sur le linge propre.

“Relax, humaine, tu n’es pas si importante.”

Merci, Gustave. Toujours les bons mots au bon moment.

Je ne suis pas malheureuse, juste… épuisée d’exister à haute intensité.

Épuisée de vouloir tout bien faire. De performer. De sourire quand je voudrais juste m’éteindre un instant.

De jongler avec mes trois vies comme si j’étais née avec un mode “multitâche” intégré.

Mais malgré tout, je tiens. Je tiens parce que quelque part, j’aime ce que je fais.

J’aime les rires d’enfants qui me rappellent que le monde n’est pas toujours si sérieux.

J’aime l’aréna, le bruit, l’ambiance, la camaraderie.

J’aime apprendre, même si je lis mes notes les yeux mi-clos.

Et surtout, j’aime croire qu’un jour, je vais être bien. Pas “wow, je suis en contrôle de tout”, juste bien.

Ce jour-là, je me lèverai sans soupirer.

Je prendrai un vrai café chaud.

Je regarderai Gustave dormir et je me dirai :

“Bon… on dirait que la tête est un peu plus légère ce matin.”

Ce jour-là, peut-être, je ne serai plus en mode survie.

Mais en attendant, je mets un peu de paillettes sur ma fatigue et je continue d’avancer.

Parce que même quand je suis à bout, je reste brillante.

✨ Panique, paillettes, trois vies, un chat sarcastique et une humaine qui s’accroche à son bien-être comme à sa dernière gorgée de café.

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