Que la pièce commence… 🎭

Distribution :

  • Moi : héroïne tragico-glamour en convalescence.
  • Mon chum : partenaire stoïque, mais victime collatérale.
  • Ma cicatrice : diva capricieuse qui exige l’attention 24/7.
  • Mon compte bancaire : croque-mort financier.

Scène 1 – La canicule de l’enfer

(Le salon. Rideaux fermés. L’air climatisé ronronne en sauveur silencieux. Moi, étendue comme une reine qui rêve d’être sur une plage d’Ibiza, sur le canapé, pansement apparent. Mon chum boit un verre d’eau froide.)

Moi : « 34 degrés… et moi, prisonnière de mon propre corps. J’aurais pu être une sirène. Je suis juste… un thon en convalescence. »

Ma cicatrice : (hautaine) « Si tu veux me faire mariner dans une piscine chlorée, vas-y, mais je te préviens, j’ouvre grand et j’infecte. »

Mon chum : « On pourrait aller marcher au parc… »

Mon compte bancaire : (d’une voix grave) « Oui, c’est gratuit… mais pas de glace, pas de limonade, et ta gourde en plastique qui sent le vieux lave-vaisselle. »

Moi : « Génial. L’été de mes rêves. »

Scène 2 – Les rêves brisés de road trip

Moi : On pourrait gazer le camion et partir à l’aventure, grimper une montagne, faire… »

Ma cicatrice : « Tu me forces à lever un bras et je te renvoie direct en mode urgence. »

Mon chum : « Et on n’a pas d’argent en fou… »

Mon compte bancaire : « Non je le confirme…»

Moi : « Ok… mais je t’ai quand même fait une affiche sur Canevas pour ton condo… »

Mon chum : « Encore une ? » (Oui je l’exaspère)

Moi : « Oui, avec une phrase façon agent d’immeuble… « Superbe condo, super bien situé à distance de marche de tout les commerces et restos tendances d’Hochelag »

Ma cicatrice : « Traduction : Elle veut voyager et avoir un chalet. »

Scène 3 – Gastronomie de crise

Moi : « Ce soir, pizza ? »

Mon compte bancaire : « Non. Pâtes. Sans sauce si possible. »

Ma cicatrice : « Moins d’effort pour moi. »

Mon chum : « Avec du beurre, au moins ? »

Moi : « Allez, on vit dangereusement. »

Scène 4 – Romantisme low budget

(Ampoule grillée. Pâtes collantes dans des bols.)

Moi : « Tu te rends compte qu’on est jeunes et qu’on vit comme un vieux couple de retraités fauchés ? »

Mon compte bancaire : « Et encore, eux, ils ont les rabais du mardi. »

Ma cicatrice : « Moi, je suis quand même la star de vos soirées. »

Mon chum : « Au moins, on a l’air climatisé… et on s’aime. »

Moi : (lui sourit) « Ok… je retire ce que j’ai dit. On est riches…tu as tout à fait raison car nous sommes ensemble et c’est tout ce qui compte au final. »

(Rideau. La clim continue de ronronner comme un chat rassurant.)

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