… ou comment apprendre à essuyer un revers de la vie, même quand elle te dit non (pour le moment).

Il y a des jours où je me sens invincible.

Où j’ai bu un bon café, mis du mascara, et que j’ai l’impression que la vie me doit au moins un miracle, sinon deux.

Et puis, il y a les jours où j’attends un appel. Une réponse. Une bonne nouvelle. Une confirmation que j’existe, que je mérite, que j’ai ma place quelque part.

Et… non.

Un petit non super cute, qui explique le pourquoi du comment, qui vient tout faire éclater dans ma tête.

Pas parce que je suis fragile.

Mais parce que je vis avec un trouble anxieux.

Et que pour mon cerveau, une déception, ce n’est pas juste un revers : c’est une menace. Une preuve que tout est instable. Une alarme qui me hurle que je ne suis peut-être pas « assez »

Alors je pleure. Seulement un peu… parce que je veux que ma vie soit à la hauteur de mes ambitions.

Une déception, ce n’est pas une fin.

Ça, je l’apprends tranquillement.

Pas avec des phrases Pinterest. Pas avec des citations de coachs qui me parlent de « lâcher prise » pendant que je serre les dents.

Je l’apprends dans la déception.

Dans ce moment inconfortable où mon cœur se serre, où mes pensées s’emballent, où tout semble foutu… mais où, malgré tout, je reste là.

Je respire.

Je survis.

Je découvre que je suis plus forte que je ne le croyais.

Et si c’était pas la fin du monde ? Juste un détour ?

Tu sais ce qui est beau dans une déception ?

(Attends, ne pars pas. Je te jure que j’ai un point.)

C’est qu’elle t’oblige à revenir vers toi-même.

À te poser LA question que ton anxiété oublie toujours :

Est-ce que ça veut dire que je ne mérite rien ? Ou est-ce que ça veut dire qu’il y a autre chose qui m’attend ?

Le cerveau anxieux crie : « RIEN NE VA JAMAIS ALLER ! »

Mais ton cœur, lui, il murmure : « Peut-être que ça ira… autrement. »

Et ça, c’est puissant.

Ma méthode (non scientifique mais testée dans les larmes)

🧊 1. Je gèle le scénario catastrophe.

Je le laisse exister, mais je ne le nourris pas. Il a déjà pris assez de place.

(Genre, non, ce n’est pas parce que j’ai eu un rejet que ma carrière est finie, que je vais vivre dans une roulotte infestée de chats et manger des croquettes.)

🌬 2. Je respire comme si j’avais oublié comment faire.

Parce que c’est souvent le cas.

Respirer. Vraiment. Pas juste survivre en apnée.

📖 3. J’écris tout.

Même si c’est laid. Même si c’est juste : « pourquoi ? »

Écrire, c’est vider ma tête pour que je puisse recommencer à rêver.

🎧 4. Je m’entoure de douceur.

Une chanson qui me rappelle que je suis vivante. Mon amoureux qui ne me dit pas quoi faire, mais qui me répond avec un cœur.

Gustave, qui ronronne sans se soucier de mes échecs humains.

💗 5. Je me parle comme je parlerais à quelqu’un que j’aime.

Pas comme un bourreau.

Comme une alliée.

Avec des mots tendres, même si j’y crois à moitié.

Parce que je le sais : la douceur, ça finit par faire du chemin jusqu’à mes tripes.

Et puis… je recommence à espérer.

Pas tout de suite.

Mais à un moment, ça revient.

Je vois un lever de soleil. Un texto. Une blague plate. Une chanson des années 80 qui passe à la radio et que je chante à tue tête (oui, ça ne s’achète pas).

Et je sens que mon cœur recommence à battre pour autre chose que l’anxiété.

Je me rappelle que j’ai déjà survécu à d’autres déceptions.

À des plus grandes, des plus injustes.

Et que chaque fois, après le tsunami, j’ai retrouvé un peu de terre ferme.

Et parfois même, une meilleure vue.

Conclusion ?

La vie va te dire non.

Souvent au mauvais moment.

Parfois de façon dégueulasse.

Mais ton trouble anxieux ne détient pas la vérité.

Ton cœur, lui, sait que tu peux te relever.

Tu n’es pas en retard.

Tu n’as rien manqué.

Tu vis juste un détour, et bientôt, il te mènera ailleurs. Peut-être même à mieux.

Alors pleure si tu dois.

Hurle dans ton oreiller.

Dis des gros mots.

Et puis, quand t’es prête…

Ouvre une petite fenêtre dans ta tête pour laisser entrer un brin d’espoir.

Pas besoin que ce soit grand.

Juste un petit courant d’air.

Avec peut-être une paillette ou deux.

Et qui sait ?

La prochaine fois, c’est peut-être la vie qui cognera à ta porte.

Et cette fois-là, elle te dira oui.

💖✨

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