Je pensais que j’allais être forte. Pas genre forte comme dans “je me relève d’un chagrin d’amour avec un verre de vin et une playlist de Florence + The Machine”, mais forte comme dans “je reviens d’une chirurgie en courant presque, je fais mon lavage en même temps que mes redressements assis, et je retourne au travail après, quoi… une semaine ? Deux max.”
Spoiler alert : NON.
🌪️ Panique et
J’ai peut-être une cape invisible (et quelques cicatrices fraîches), mais là, je souffre le martyre. Littéralement. Genre “je pleure en mettant mes bas” et “je supplie mon chum de me ramener une compote comme si c’était du champagne”.
Le clash entre le mental et le corps
Le doc m’avait dit un mois de repos. Un. Mois.
Moi, j’ai souri poliment, intérieurement j’ai levé les yeux. “Ok mais moi, je suis pas comme les autres”, j’ai pensé.
Ben… guess what?
Le corps, lui, il s’en fout que tu sois “pas comme les autres”. Il te rappelle que t’es faite de muscles, de nerfs, de tripes sensibles et d’une capacité de récupération qui n’est pas commandée par ta volonté, mais par la biologie.
Et moi, j’ai jamais été très amie avec la patience. Je suis plus du genre “on accélère, on performe, on s’adapte”.
Mais là, je m’adapte à ne rien faire. Et c’est l’enfer.
Le repos, c’est pas reposant
Ce qu’on ne dit pas, c’est que le repos imposé, ça gruge la tête autant que le corps.
T’es là, dans ton lit, ou semi-affalée sur le divan, avec ton corps qui fait « ouch » à chaque mouvement, et ton cerveau qui crie :
“FAIS QUELQUE CHOSE! TU VAS PRENDRE DU RETARD! LE MONDE CONTINUE SANS TOI!”
Pendant ce temps, tu scrolles sur Instagram des filles en leggings qui font des squats et mangent des bols d’açai…
Et toi t’es là, avec ta compote de pommes et ton coussin de soutien lombaire.
La honte de ne pas “gérer” comme on voudrait
Je me surprends à avoir honte d’être en convalescence, comme si j’avais manqué à une performance invisible.
Comme si “bien récupérer” voulait dire récupérer rapidement, sans douleur, avec le sourire.
Mais en fait, c’est normal d’avoir mal. Normal de se sentir vidée. Normal de ne pas vouloir parler à personne.
Et même normal de se dire : “Cr*ss, j’aurais dû écouter le médecin.”
La vérité : être forte, c’est être molle un peu
Aujourd’hui, je lâche prise. Pas par sagesse.
Juste parce que j’ai plus le choix.
Je suis une humaine, pas un projet Pinterest.
Je suis en train d’apprendre à laisser mon corps me parler… même si je trouve qu’il gueule un peu fort.
Alors je me glisse dans mon cocon.
Je respire. Je râle. Je pleure un peu (ou beaucoup).
Et je me promets d’arrêter de me juger pour ne pas être superwoman.
Parce que ce soir, j’ai besoin de repos, pas de médailles.
Et de compote. Beaucoup de compote.
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