
TRIGGER WARNING 🚨🚨🚨🚨
ÂMES SENSIBLES S’ABSTENIR, PASSEZ À UN AUTRE ARTICLE !!!
👑💔
Ma cure d’hernie épigastrique : ou comment j’ai failli mourir (mais cute) sur une table d’opération en plastique cheap – avec mon chum en aidant naturel pis Gus en superviseur passif-agressif
Tout le monde a ses batailles.
Y’en a qui grimpent l’Everest.
Y’en a qui élèvent quatre enfants sans perdre leur âme.
Et y’a moi, qui ai tenté de survivre à une chirurgie mineure… sans anesthésie générale, pis sans perdre ma dignité (bon, presque).
Tout ça pour un petit mot médical qu’on m’a lancé comme une caresse : hernie épigastrique.
Une petite bosse, rien de grave qu’ils disaient.
Un défaut, un trou minuscule entre mes abdos, qui voulait juste avaler un petit bout d’intestin, question de spice up ma routine.
Je me suis dit : « On va régler ça. Facile. Rapide. Un mercredi matin et hop, retour à la vie. »
Ahahahahaha.
HAHA.
🫠
L’entrée en enfer (section ambulatoire)
Le jour J arrive.
Je suis nerveuse, mais mon chum est là. Mon fidèle aidant naturel, zen, souriant, qui me regarde comme si j’étais la chose la plus précieuse au monde… avec des tripes légèrement désorganisées.
— « T’as rien à craindre, c’est une routine. »
Il m’a dit ça pendant qu’on m’installait sur une table rigide comme le jugement de Dieu.
Routine mon œil.
Le médecin arrive, lunettes de travers, air fatigué. Un gars qui a vu trop de ventres et pas assez de couchers de soleil.
Il me lance :
« On fait ça sous anesthésie locale. »
Et là, tout a basculé.
Parce que ça voulait dire : JE VAIS ÊTRE LÀ. ÉVEILLÉE. POUR LE SHOW.
💉
La recherche de l’hernie perdue
Je suis couchée, vulnérable, mon chum banni de la salle mais en mode soutien psychologique par textos (« tu vas être correcte, je t’aime ») pendant que moi je tente de ne pas grimper au plafond).
Et là, le chirurgien commence à fouiller.
Il palpe. Il pousse. Il tâte.
Et là, je l’entends dire, comme dans un mauvais rêve :
« Je la trouve pas. »
QUOI?!
Tu me niaises là. C’est pas une chaussette dans une sécheuse, c’est UNE HERNIE. Mon ventre a littéralement changé de forme pour elle. Elle est là depuis des années à me rappeler sa présence chaque fois que j’éternue.
Et lui, il joue à Trouve l’objet caché, pendant que moi je suis semi-gelée et pleinement traumatisée.
💀
Et puis… le trou est trop petit
Quand ils finissent ENFIN par la localiser, nouvelle révélation tragique :
« Le trou est trop petit pour faire rentrer les intestins. »
Et là, j’ai vu ma vie défiler.
Mais pas en belles images.
En factures, en recettes pas cuisinées, en cris étouffés.
Ils ont forcé. Poussé.
Mon ventre est devenu une salle d’évasion pour organes désillusionnés.
Et moi, j’étais là, témoin actif de mon propre carnage interne.
On m’a gelée quatre fois.
QUATRE. FOIS.
À ce stade, je pense que j’étais plus anesthésiée émotionnellement que physiquement.
🫄🏻
Ernie, mon fils intérieur non désiré
En sortant de là, j’avais le ventre enflé, gonflé, tendu comme une promesse brisée.
Et c’est là qu’Ernie est né.
Mon petit héritage abdominal.
Un genre de grossesse nerveuse version intestinale.
Ernie, la bosse post-op, celui qui pique, gratte, tire et refuse de se faire oublier.
Mon chum m’a regardée, l’air inquiet et un peu fasciné.
— « On dirait que t’as avalé une boule antistress. »
C’est pas faux.
Il m’a ramenée à la maison avec la délicatesse d’un soigneur de pandas blessés.
Il m’a installée dans le lit.
Couvertures ajustées. Oreillers stratégiques. Compresse froide.
Et il a prononcé les mots les plus romantiques de l’année :
« Je t’ai préparé un grilled cheese pis j’ai mis ta doudou dans la sécheuse. »
🛌
La convalescence façon tragédie grecque
Depuis, je vis allongée.
Comme une princesse damnée.
Une créature opérée, qui gémit pour se lever pis qui rit sans bruit pour pas faire éclater sa suture.
Mon chum gère la logistique :
— Il me passe la télécommande.
— Il me nourrit (fromage en cubes et soupers tièdes livrés à la chambre).
— Il me flatte les cheveux pendant que je me plains avec poésie :
« J’me sens comme une lasagne mal assemblée. »
Et Gus, ce chat noir stoïque, est là.
Toujours là.
À nous juger de son coussin comme si tout ce chaos l’empêchait de méditer.
🕯️
Moralité : j’ai pas accouché, mais j’ai une bosse pis un homme exceptionnel
J’ai pas de bébé à présenter.
Mais j’ai un Ernie qui s’accroche à ma peau.
Un chum qui m’aime même avec des bleus en forme de continents sur le ventre.
Un chat qui veut ma place sur le lit.
Et une dignité qui pendouille à une pince de salle d’op.
Mais surtout…
J’ai survécu.
Avec des gémissements, un peu de vin blanc, du sarcasme, et les bras d’un homme qui m’a dit :
« Même gonflée, t’es belle. »
Alors ouais. À Panique et Paillettes, on ne vit pas des moments ordinaires.
On survit à des chirurgies locales comme à des guerres.
Et on le fait couchée, avec des paillettes dans le regard, une compresse sur le ventre et un cœur un peu plus grand que notre nombril cicatrisé.
Laisser un commentaire