Bienvenue dans mon été !

Thématique cette année : Glamour low-cost et panique contrôlée, avec une touche de vinaigrette maison et des crises existentielles déguisées en fous rires.

Mon compte en banque ? Une blague.

Mon budget resto ? Inexistant.

Ma carte de crédit ? Elle me ghoste.

Et pourtant, je suis fabuleuse.

Je vis seule à Contrecoeur (aka la capitale du petit luxe rural) avec comme coloc Gustave, chat dramatique et critique gastronomique à temps plein, et comme partenaire de scène mon chum, qui fait du qui se promène entre son condo à Montréal et mon mini-palais de reine fauchée pour que je puisse sauver du gaz !!!!

🐈‍⬛ Gustave, influenceur de l’indignation

Gustave passe ses journées à me lancer des regards comme si j’étais une candidate ratée de Masterchef. Il juge mes lunchs de craquelins et houmous comme s’il avait grandi dans un loft du Vieux-Port avec service de traiteur.

Quand je mange des pâtes blanches trois soirs de suite : il miaule.

Quand je mets la clim à « économie d’énergie » : il soupire.

Quand je réutilise un sachet de thé trois fois : il quitte la pièce.

Mais bon, il ne paie pas de loyer, alors il peut bien aller se recoucher.

💕 Mon chum : Uber romantique entre deux régions

Pendant ce temps, mon chum fait la navette Contrecoeur–Montréal comme s’il avait signé un contrat de coparentalité avec mon frigo vide et mon moral fluctuant.

Il arrive chez moi avec une bouteille de vin cheap, des provisions, un tupperware plein de pâtes, et un :

« T’as-tu pleuré aujourd’hui ou c’est juste ton maquillage qui coule ? »

Il connaît mes états d’âme comme le fond de ses sacs réutilisables.

Il sait que le jeudi, j’ai un down parce que le dépôt d’assurance emploi arrive juste le lendemain.

Il sait que si je dis « j’vais bien », c’est code pour « j’ai mangé du fromage râpé directement du sac encore une fois ».

Et il répond toujours avec une blague, une caresse, ou un petit :

« On écoute Squid Game avec une drink maison ? »

Honnêtement, c’est un trésor emballé dans une de ses vestes, car il est toujours gelé et une Mazda 3 !!!

🥂 La vie fauchée, mais pas plate

Je suis peut-être fauchée, mais je suis inventive comme jamais.

  • Mes soupers ? Tapas de fonds de frigo sur planche à découper.
  • Mon vin ? Un petit blanc en boîte qu’on boit dans des verres du dollorama !!
  • Ma déco d’été ? Des petites ampoules un peu partout et une spirale qui sent le « yable » parce que c’est le paradis des maringouins !

Quand on est fauchés, faut compenser avec du panache.

Ici, on ne parle pas de misère, on parle de misère controlée.

Je mets de l’illuminateur même si je ne sors pas.

Je parfume mes draps avec du Febreze à la lavande comme si j’étais dans un spa.

Je prends des selfies avec mon chat qui me juge en arrière-plan comme une madame de télé-réalité en crise de la quarantaine.

Et je ris. Beaucoup. Trop, même.

Parce que franchement, à ce niveau-là de chaos financier, c’est soit ça ou un breakdown en public.

Résumé des épisodes précédents

  • Est-ce que j’ai paniqué sur ma limite de crédit ? Oui.
  • Est-ce que j’ai pleuré dans un IGA ? Aussi.
  • Est-ce que j’ai dansé en bobettes avec un mimosa maison en hurlant “I Will Survive” ? Absolument.

Et tu sais quoi ? J’ai survécu.

Avec Gustave qui me juge, mon chum qui me love, et des paillettes dans le cœur (et parfois dans le plancher à cause d’un vieux diamond painting que je n’ai jamais fini).

Fauchée ? Oui.

Seule ? Jamais.

Folle ? Peut-être.

Glamour ? Toujours

Posted in

Laisser un commentaire