

Samedi, soleil, sérénité louche… et Gustave, mon chat, mon juge, mon démon personnel en fourrure pailletée
Ce matin, le soleil a caressé mon visage comme un filtre Instagram doux et flatteur.
Mon rideau bleu a dansé mollement dans la brise comme dans une pub pour des serviettes hygiéniques ultra-féminines et j’ai ouvert les yeux sans alarme, sans angoisse, sans sueur froide.
Juste… bien.
PROBLÈME !
Mais avant même que je puisse formuler le mot “étrange”, Gustave est apparu.
Pas en courant. Non. En marchant. Lentement.
Comme s’il participait à un défilé de haute couture invisible, version Panthère Noire …
Il s’est planté à 2 cm de mon visage. Il m’a regardée avec ses yeux verts luisants, mi-soupçon, mi-dégout artistique. Et il a miaulé. Un petit “mrrraow” qui disait très clairement : — “Tu vas me faire croire que t’es reposée et de bonne humeur, là ? T’as bu un smoothie au kale ou tu prépares ta mort psychique ?”
J’ai osé me lever. En jaquette, rose brillante.
Gustave m’a suivie à la cuisine, la démarche dramatique, comme s’il allait m’annoncer une mauvaise nouvelle ou une explosion nucléaire.
Il s’est posté devant sa gamelle, vide bien sûr, mais pleine d’espoir toxique et m’a regardée la remplir comme si j’avais mis une semaine à le nourrir alors que ça faisait 18 minutes.
Pendant que mon cappuccino moussait avec une perfection suspecte, Gustave a sauté sur le comptoir interdit (qu’il considère comme son trône) et s’est mis à me fixer pendant que je préparais mon déjeuner comme si je venais d’échouer une épreuve de « Masterchef émotionnel. Puis il s’est allongé sur mon agenda du jour, patte délicatement posée sur la case “prendre soin de moi”, comme pour signifier que cette idée était objectivement ridicule. Ensuite, pendant que j’appliquais mon « highliner », façon “je brille de santé même si j’ai pleuré hier en regardant Hatchi”, Gustave est entré dans la salle de bain, s’est assis sur le couvercle des toilettes, et m’a regardée dans le miroir.
Oui, dans le miroir !!!
Comme un coach de vie démoniaque.
Il m’a cligné des yeux trois fois.
Le code secret pour :
— “Tu mets encore des paillettes sur ta misère intérieure ? Adorable.”
Et moi ?
J’ai mis ENCORE PLUS DE PAILLETTES.
Parce que si je dois vivre une journée parfaite qui me stresse par sa perfection, autant briller comme un sapin sous tension. J’ai mis ma robe en tulle rose bonbon, celle qui prend trop de place pour exister dans une pièce normale. J’ai vaporisé une brume qui sent “l’évasion émotionnelle et la fleur de coton”.
Puis je me suis assise dans le salon, avec un verre de vin blanc 壟 et Gustave sur le rebord de la fenêtre, en train de juger les pigeons et probablement aussi ma stabilité mentale.
Il a cligné des yeux, soupiré, et s’est recouché, comme s’il venait de valider ma chute prochaine.
Et moi, j’ai souri. Parce qu’avec Gustave, même la sérénité a un deadline !!
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